Une débutante dans le décor - Ep3 - Kitbashing d'un pont tournant

Salut,

Episode 3.0 - Table des matières

  1. Présentation (ci-après)
  2. Démontage
  3. Schéma de base
  4. Commande de la motorisation de base
  5. Electrification du pont pour un rail central
  6. Objectif de cout
  7. La cabine
  8. Une nouvelle motorisation
  9. Et la lumière ? Et le gyrophare ? (à venir)
  10. Les voies d’accès (à venir)
  11. Inauguration (à venir)
  12. Bilan (à venir)

Dans les épisodes précédents :

  1. Le carton plume
  2. Noyer la voie C

Episode 3.1 - Présentation

Dans la série je n’y connais pas grand chose en modélisme mais je me soigne, je vais vous présenter le troisième épisode. il concerne le kit bashing d’un pont tournant (ou plaque tournante) pas très cher, le Frateschi.

C’est un sujet récurrent et ce pont en particulier a déjà reçu plusieurs attentions particulières.

D’abord un article dans le Loco Revue 710 de septembre 2006 de Yan Baude, intitulé “Un pont tournant pour 80 €” pour le transformer en style français.

Puis un fil de discussion sur l’ancien forum (les photos devraient revenir prochainement) de notre ami @Patrick-mk et qui s’intitule tout simplement Transformation 3R du pont Frateshi.

Enfin, c’est un pont sur lequel notre ami @Schwabisch cale depuis plus de dix ans (gentil tacle hein pas taper !) ou procrastine … il faudra lui demander à Freddy :stuck_out_tongue:

Alors pourquoi remettre ce sujet en général et ce pont en particulier sur le devant de la scène ?

D’abord parce que j’ai envie :smiley: c’est une excellente raison ; j’ai un coup de coeur pour ce Frateschi même s’il a tout pour déplaire : bruyant, lent, déplacement par à-coup, pas digital, super moche … justement, il me fait pitié.

Il a un avantage : il est costaud ! vu comment je le monte et démonte …

Ensuite je souhaite explorer certaines directions qui sortent du déjà-vue avec une approche plutôt kit bashing et donc peut être plus accessible au plus grand nombre (le laiton c’est compliqué à manipuler quand on a jamais fait) et généralisable à d’autres types de ponts du même style dépouillé comme le Peco LK55 que l’on peut trouver à moins de 70 € et qui est dans les mêmes dimensions.

Le Frateschi est devenu difficile à trouver - le mien est arrivé de New Zealand et je n’ose pas dire le prix payé pour avoir cette bouse ; le Peco semble encore se trouver sur Ebay assez facilement.

Enfin, pour conclure cette présentation de l’épisode 3, quel est l’objectif ?

J’ai choisi comme modèle de départ une plaque tournante qui existe réellement et qui se trouve en Belgique à Montzens, ça nous changera de l’Allemagne et de la France :P.

C’est un pont tournant inscrit au patrimoine historique Wallon et qu’il faudrait restaurer (cf Le sort du pont tournant de Montzen n'est toujours pas réglé).

Notre plaque tournante sera plus courte mais en reprendra les principaux éléments : du bois pour le plancher, des plaques métalliques entre les rails, la cabine typique, les escaliers pour descendre dans la fosse …

L’entre voie de ce pont tournant belge est particulièrement adaptée pour un rail central “masqué”

Dans mon objectif, au delà de ces travaux visuels, je souhaite également revoir la partie motorisation de la plaque tournante avec digitalisation et compagnie. J’ai peut être trouvé un kit sympa (teasing) …

Et si au passage il pouvait devenir silencieux, je pourrais lui mettre un décodeur son.

Enfin, ce projet doit s’intégrer dans mon module L'héritière d'Obourg. Vaste programme.

A suivre …

3.2 Démontage

Une activité pas si simple lorsque l’on souhaite remonter cette plaque tournante et qu’elle soit encore fonctionnel.

Je l’ai démonté et remonté plusieurs fois, à la recherche d’une bonne compréhension de son fonctionnement, de son architecture, des contraintes …

Un petit résumé en image avec ce que m’inspire chacune de ces photos.

Le plateau vu du dessus, pas grand chose à dire, d’une simplicité extrême.

Le plastique est dur et lisse. Il faudra certainement le poncer gros grain pour lui donner un aspect béton, puis apprêt, peinture, patine … en insistant particulièrement sur les rails.

Voir aussi comment masquer ces quatre vis hideuses en fond de cuve … si elles sont encore là après la re-motorisation, ce qui n’est pas acquis.

La structure qui porte la voie est solide et elle sera facile à rhabiller complètement avec de la carte plastique pour faire des équerres et élargir le pont pour la cabine, les escaliers, la rambarde …

La vis centrale est très visible, il faudra la masquer avec une plaque de visite.

Le rail est moche, j’ai prévu de le changer pour un rail issu d’un 24229 qui sera à la bonne dimension.

La contre voie en plastique est problématique aux extrémités du pont, le frotteur de la locomotive ne passe pas du fait du resserrement. J’ai prévu de l’enlever complètement.

En bas de la photo, la commande pour faire du DC 12V à partir du AC 18 V fournis par un transformateur accessoire. Merci les deux diodes 1N4007. En commande manuel, à remplacer par un interrupteur inverseur bipolaire directement avec du 12V.

Toujours sur le plateau, en dévissant la vis, on peut séparer le pont de l’axe de rotation. On voit bien les deux fils actuellement connectés aux deux rails. Les soudures sont propres.

On voit aussi l’embase rectangulaire permettant de caler le pont avec l’axe de rotation. Ainsi que les deux fils qui alimentent les rails, fils en provenance des collecteurs sous le plateau.

Cette embase permettra de rehausser un peu le pont avec de la carte plastique d’une épaisseur à déterminer pour se mettre précisément au niveau des voies de sorties. On doit pouvoir éviter ainsi l’utilisation d’un convertisseur K-C …

Retournons la plaque :

Nous trouvons une structure fixée avec quatre pieds fixés à la cuve par des boulons.

Sous cette structure, le moteur DC à gauche alimenté par les deux boulons, les roues dentées et bien grasses des engrenages, le cuivre avec les deux collecteurs pour l’alimentation des deux rails. Là aussi la connexion électrique se fait par deux boulons.

Les engrenages entrainent cette grande plaque qui présente un motif répétitif tous les 20 ° qui permet de déplacer et de caler le plateau à chaque tour complet du dernier engrenage :

Le demi cercle vient caler alors que le téton force le déplacement …

Ce mécanisme explique les à-coups. Tout le temps où le téton se trouve dans sa contre partie allongée le plateau se déplace.A l’inverse, tout le temps où se téton se trouve à l’extérieur, l’engrenage continue à tourner mais le plateau ne bouge plus.

Ce mécanisme permet une très grande précision mécanique face à la voie de sortie mais avec ce défaut rédhibitoire de pauses de plusieurs secondes très bruyantes mais sans aucun mouvement, très loin d’un quelconque réalisme.

Petit zoom sur la partie moteur et engrenages inférieurs :

La taille des engrenages et le nombre de dents expliquent aussi la lenteur de déplacement.

Petit zoom sur les deux collecteurs :

Une partie qu’il faudra reprendre puisque en 3R il ne faut pas d’inversion des rails, bien au contraire, pour éviter tout court-circuit.

Ma première opération va consister à dénuder complètement le tablier du pont.

Je commence par enlever les roues qui n’en sont pas … elles sont collées, je décolle doucement avec la pointe fine d’un cutteur de précision.

Il faudra prévoir de remettre une pièce avec des roues mobiles …

Passons ensuite à l’extraction des deux rails :

Il faut y aller délicatement avec une pince plate, tirer fermement mais lentement sur le rail qui va sortir. Ne pas casser les attaches clipsées en plastique. En tout cas je n’en ai cassé aucune.

J’ai fait un test avec un rail voie C qui s’enfile très facilement.

L’étape suivante consiste à supprimer la contre voie en commençant par les extrémités coupées à la pince.

Avant - après :

A partir de là, j’ai deux options : supprimer complètement la contre voie (réalisme +) ou bien la garder pour m’en servir comme isolant de protection entre les plaques de cuivre centrales et les rails (réalisme - même si je mets une couleur proche des plaques de cuivre).

Ma crainte est d’avoir une roue de locomotive qui touche le rail et la plaque de cuivre si celle-ci est un peu trop proche. Mais si elle est trop éloignée, le réalisme va en pâtir aussi.

Donc la contre voie de la couleur de la plaque de cuivre, ça pouvait donner le change … ou bien utiliser un profilé evergreen de 0,x mm …

J’attends de recevoir les plaques de cuivre demain pour me décider.

En attendant j’ai contacté mon référent au club de modélisme pour lui demander comment il brunirait ces plaques tout en maintenant une bonne conductivité.

J’ai trouvé cette référence https://fr.wikihow.com/vieillir-le-cuivre aussi.

A suivre …

Je ne tape pas… Je me drape dans ma dignité, je m’en vais comme un prince et je vous dit

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Bon, plaisanterie mise à part, je suis très heureux de pouvoir échanger sur le sujet car je suis comme Julie : ce pont tournant a tout de suite aiguisé mon envie de le convertir car la base est attrayante et offre la possibilité d’un équipement de type 20m à peu de frais (à comparer avec les tarifs de chez HAPO par exemple, bien que les produits ne soient pas comparables, c’est un fait).

Julie, je ne peux que te féliciter pour le travail déjà accompli et le projet. J’ai hâte de voir la suite !

Amicalement,

Fred

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3.3 Schéma de base

Quelques cogitations toute la journée pour accoucher d’un schéma de base du pont avec quelques choix et dimensions. A ajuster lors de la mise en oeuvre.

J’ai noté aussi quelques points comme ramener les fils de masse (1 par extrémité de rail) et les fils du rail central (1 par plaque de cuivre) sur deux connecteurs femelles qui seront logés et fixés sous le pont. Les deux fils qui arriveront des deux collecteurs seront pour leur part munis d’un connecteur mâle.

Ainsi il sera plus facile de démonter / remonter le pont si nécessaire, à commencer pendant les travaux de kit bashing.

Il me faut chercher maintenant quelque chose qui pourrait me servir de cabine pour les manoeuvres, dans une dimension au sol de 35 mm x 20 mm (soit 3 m x 1.7 m dans la vraie vie). Elle n’est pas grande mais j’ai voulu aussi préserver l’harmonie de l’ensemble, le pont ne fait que 20 m de long.

A suivre …

Hé hé … les choses se précisent !

Je suis intéressé par l’origine de tes plaques de cuivre. J’avais d’abord réalisé 2 prototypes dans de la carte imprimé, mais au bout de deux essais ratés, je me suis rabattu sur mon peigne édenté …

Mais attend quand même que je fasse un retour sur la découpe. Livraison du massicot aujourd’hui donc à suivre ensuite … pas sure que j’arrive à découper proprement ces plaques de 30 x 10 mm … puis que j’arrive à les souder …

Bref c’est vraiment en mode test & pray à ce stade.

J’ai possiblement une autre technique - plan B - en utilisant un coupon de voie noyée posé sur la structure du tablier :slight_smile: (cf Une débutante dans le décor - Ep2 - Noyer la voie C), mais avec un socle plus fin.

L’avantage est que je peux directement noyer à la géométrie du nouveau pont avec sa plateforme, que je n’ai pas besoin d’équerre (sauf décoratives) … et je peux même virer ce bout de plastique-tablier.

Mais bon, après ne il resterait plus grand chose du Frateschi … juste la cuve :smiley:

Et enfin j’ai même un plan C … te copier mon cher … mais ça serait vraiment la mort dans l’âme :wink:

@+

Effectivement, une plaques de cuivre pur sera peut-être plus facile à découper et à mettre en oeuvre que la plaque de circuit imprimé cuivrée que j’avais utilisé et qui était très compliqué à découper afin d’avoir une découpe propre et nette. Comme ce n’est pas du plastique mais une espèce de composant fibre de verre / résine (je ne sais pas vraiment au juste), j’ai renoncé après 2 essais.

Ma barrette fait 220 sur 8. Tu pourrais faire deux morceaux de 100 par 10 afin de limiter les soudures ? A voir comment gérer les 20 mm qui manquent…

Je vais suivre ça de près …

Fred

Oui sauf que pour le rendu j’aimerai bien avoir des plaques et pas juste une grande longueur.

Je ne suis pas décidée non plus si je garde la contre voie ou pas. Sur la photo du Montzens, il n’y a pas de contre voie. Mais j’ai peur que les plaques soient trop proches des rails et fassent court-circuit.

Je ne connais pas bien la tolérance des locomotives au niveau des roues, mais de ce que je lis, je ne suis pas forcément rassurée si la locomotive se déhanche en roulant…

Bon ! résultat des courses : nulle de chez nulle :face_with_symbols_over_mouth:

La plaque de cuivre est très difficile à couper. Il me faudrait du matériel que je n’ai pas et j’ai donc renoncé après avoir charcuté mon bout de cuivre.

Les deux malheureuses plaques que j’ai obtenu laborieusement en 15 x 10 mm étaient plus que bof.

Donc je vais me rabattre sur mon plan B, noyer proprement les rails extraits d’une voie C directement dans le tablier du pont. Du coup je vais me débarrasser de la contre voie.

Après cet échec avec les plaques de cuivre, j’ai regardé comment éviter d’inverser 0 et B lorsque le pont a fait un demi-tour.

J’ai donc ajouté une seconde piste aux collecteurs et j’ai validé le principe, un collecteur par piste.

Ça marche bien mais, c’était plus que prévisible, ça coupe furtivement l’alimentation lorsque le collecteur passe sur la transition à mi tour.

Mon montage était globalement propre avec des petits connecteurs et tout ça. Mais j’ai commandé un PCB simple face pour refaire ce montage avec les deux collecteurs sans aucune coupure.

Sur la photo, on voit bien la coupure entre les deux moitiés du disque, epoxy visible sans cuivre (et impossible de déposer de l’étain).

J’ai fait un test qui m’a confirmé que ma petite ML03 est mise hors tension quelques instants lorsque les balais franchissent la coupure.

Bilan de la journée : j’ai fini la peinture du ciel pour le module, j’ai esquinté une plaque de cuivre et j’ai validé un montage que je dois refaire avec un PCB propre.

Bonjour chère amie,

Je cherchais une référence pour ma voie K et je suis tombé complètement par hasard sur ce produit que je ne connaissais pas et qui pourrait peut-être nous convenir et nous aider à résoudre l’épineux problème du rail central de notre pont tournant.

A voir ici : https://www.modellbahnunion.com/Spur-H0-00/H0-Gitterroste-Bahnuebergang-Maerklin-K-Gleis-15x.htm?SessionId=&a=article&ProdNr=MU-H0-L00164&p=802

Le matériau est conducteur ET teinté !!! Je ne sais cependant pas s’il peut s’adapter sur de la voie C (ou s’il existe l’équivalent en voie C) …

Je vais passer aujourd’hui à la pose du câble sur la fosse et à la motorisation du pont. Si ma solution “peigne” ne fonctionne pas, je passerai avec un coupon de voie K (maintenant que je maîtrise son alimentation :triumph:) et ce platelage.

PS : je te confirme que j’avais bien imaginé séparé le disque d’alimentation en deux et raccorder chaque lame à un des côtés de l’alimentation : les deux rails sur l’un, le plot central sur l’autre.

Tiens-moi au jus (ah ah ah … quel sens de l’à propos … :roll_eyes:)

Amicalement,

Fred

C’est mon plan maintenant (noyer la voie centrale comme je l’ai fait dans mon tuto Ep2). Mais comme je ne veux pas céder à la facilité (acheter des plaques toutes faites), je vais tenter de trouver une carte plastique quadrillée et la peindre … ou bien des feuilles très fine de laiton par exemple.

Et donc tu fais autrement ?

J’ai vu sur un tutoriel le gars ne s’ennuie pas. Il met une bonne longueur et considère qu’il y aura statistiquement autant de déplacements horaires que anti-horaires … et au pire après quelques heures d’utilisation il détorse les fils :slight_smile: des fois les solutions les plus simples …

Mon travail sur le bon reprendra mardi, j’attends la carte PCB et un compas à pointe sèche pour faire une belle découpe.

Aujourd’hui repos et demain je vais plutot m’occuper de l’électrification du module …

@+

J’ai trouvé cette référence qui me parait très bien en 0,2 mm d’épaisseur et qui se découpe au cutter :

http://micro-modele.fr/fr/detaillage-decapod/7064-tole-larmee-fine.html

Je peux souder et coller sur une carte plastique 0,13 mm. Si je peux éviter les picots ou la barre et être proche de mon modèle de départ !

Bonsoir

Un produit intéressant pour le travelage de pont, les plaques striées Décapod. apres, il faut faire des petites decoupes à la fraiseuse pour les picots (sinon alimenter ces plaques mais pb eventuel de conductivité avec la peinture).

https://www.decapod.fr/fournitures/346-tole-striee-fine-2001500090018.html

Bonsoir patrick,

J’ai trouvé effectivement mon bonheur hier chez decapod (cf la référence 9000 juste au dessus) qui me parait être proche de mon modèle de Montzens.

Encore merci et bonne soirée,

3.4 Commande de la motorisation de base

Je prends un coup d’avance sur notre ami @Schwabisch puisque dorénavant mon pont Frateschi se déplace sous les commandes d’un vulgaire M84, finis la boite à bouton qu’il faut écraser - maintenir pendant de longues secondes.

Une petite vidéo de démonstration pour commencer :

Une commande pour mettre le pont sous tension et une commande pour choisir la direction.

Alors c’est très facile à réaliser.

Montage temporaire puisque j’ai décidé de changer toute la motorisation prochainement. Mais en attendant, j’ai un pont qui se déplace, lentement, bruyamment, par saccades, mais il se déplace <3 !

Pour ce faire, mode d’emploi pour Frédéric :

Sur la platine à bouton, tu dessoudes le commun vert et tu soudes deux fils de couleur différente (Jaune et rouge sur ma photo) de chaque côté :

Tu branches la platine normalement à l’un des plots du moteur (le fil vert toujours connecté à la platine hein, à gauche sur la photo).

Puis tu ramènes les deux fils sur les entrées Rouge et Verte d’une sortie M84 :

Tu recrées un commun (avec le fil vert que tu as récupéré) qui part du commun de cette sortie vers la sortie Verte de la sortie adjacente.

Tu connectes le point commun de cette seconde sortie (allumée rouge sur la photo) vers le transformateur 18V AC.

A suivre, j’ai reçu la plaque et le compas, je vais pouvoir refaire deux collecteurs propres pour l’alimentation de la voie sur le tablier du pont.

Damned ! doublée par une débutante !!! Mais je n’ai pas dit mon dernier mot …

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Attention à ma remontée qui sera fulgurante !!!

En attendant que je fasse chauffer mon bolide, super ton montage ! Je m’en vais de ce pas commander un M83 pour mes 4 aiguillages et un M84 pour le pont.

Merci pour le tuto :grin:, même les meilleurs électriciens ont besoin de quelques conseils :rofl:

Amicalement,

Fred

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Hello

Je pense qu’il faut privilégier un décodeur permettant une alimentation séparée ce que ne permet pas le M83
(Sauf erreur)

https://forum.3rails.fr/t/decodeur-m83-questions-techniques/

Extrait je cite : Il existe des alternatives, à minima chez Tams, Viessmann et LDT. En général ces alternatives [barre]fonctionnent selon le principe du k83 (càd uniquement le mode 0 du M83)[/barre], mais ont une entrée pour le signal digital et une autre pour l’alimentation, et permette donc une alimentation séparée sans besoin de matériel additionnel. Et si tu as l’âme d’un électronicien, tu peux en faire par toi-même! La version de Open-DCC restant à mon avis la plus aboutie.
Bonne suite
Delias

Hello Francis,

Si je suis en alimentation séparée. Mes M83 et M84 sont alimentés par un convertisseur 60822 / 66360.

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Ça me convient de rester en matériel Märklin à ce stade, j’ai déjà tellement de sujets à découvrir que je ne voudrais pas me disperser dans du matériel « compatible » mais qui m’apporterait sans aucun doute son lot de sujets supplémentaires.

En terme de décodeur non Märklin, quand il sera l’heure, j’ai prévu d’intégrer un module qui gérera les signaux belges : LS-Dec-NMBS

Hello

Effectivement je ne connaissais / savais pas
C’est probablement pour cela que Sylvain a écrit je cite :

“mais ont une entrée pour le signal digital et une autre pour l’alimentation, et permettent donc une alimentation séparée sans besoin de matériel additionnel”

Perso j’ai les viessmann qui ont en direct une prise séparée pour l’alimentation par un transfo classique
Plus simple à mon avis car si je te lis bien on ne peut pas brancher les deux fils des M83 M84 sur un transfo normal lambda
(et pourquoi ? )

En tout cas alim séparée c’est mieux :grin:
Bonne journée à tous

Mais bien sur …

En attendant ta remontada, passons tranquillement à la suite de cet épisode 3 …

3.5 Electrification du pont pour un rail central

J’ai repris l’essai raté de dimanche dernier (cf Une débutante dans le décor - Ep3 - Kitbashing d'un pont tournant).

J’ai donc reçu une plaque de cuivre, un compas à tête sèche et je me suis fait prêter un foret.

J’ai pris les dimensions de la plaque collectrice existante que j’ai légèrement augmenté d’un centimètre pour chacune des pistes.

J’ai fixé la plaque de cuivre sur une vieille planche (je n’ai pas d’établis et je n’ai pas l’intention d’en acquérir un) avec 4 vis.

Puis j’ai utilisé le compas à pointe sèche pour tracer et creuser le sillon séparant les deux pistes. Trois tours suffisent à séparer électriquement les deux pistes, confirmé par un petit coup de multimètre.

Ensuite j’ai tracé et creusé le sillon pour découper ma platine dans la plaque. Il faut y aller par quart de tour, bien appuyer, faire attention à ne pas ripper (au risque d’abimer la surface de cuivre) … sur la fin, j’ai retourné la plaque pour terminer la découpe au compas côté epoxy.

Cela a été rendu possible car la plaque est assez fine même si j’ai commandé du 1 mm et j’ai reçu du 1.4 mm …

Photo de mon premier essai :

J’étais pas super contente des rayures, j’ai recommencé avec une seconde plaque. C’est ce second essai qui sera finalement monté.

J’ai percé mes deux trous pour connecter les fils, j’ai réglé mes balais collecteurs et voilà l’électrification du pont qui fonctionne parfaitement, sans coupure, avec un fil marron pour les rails et un fil rouge pour les plots centraux.

Ma petite DHG 700 C de l’époque IIIc (n’en déplaise aux prospectus Marklin) était toute contente de faire un tour complet sans aucune coupure ni micro coupure.

On va pouvoir passer aux choses sérieuses, la construction d’un pont belge digne de ce nom …

A suivre …