Questions pour un dépôt

Bonjour tout le monde,
En vue de créer un¨(petit) dépôt vapeurl, je me pose qqs questions
Je voudrais savoir si il y a (avait plutôt ) une logique ou un ordre dans le passage d’une machine aux différents ateliers.

C’est à dire la loco rentre au dépôt et passe par la fosse à piquer, puis la fosse maintenance, puis plein de charbon, plein d’eau/TIA, plein de sable. Ou bien c’était en fonction de “la place dispo” sur les différents points.
Autre chose: comment la fosse à piquer était elle vidée ? A la pelle, à la grue, par évacuation en fond de fosse avec de l’eau. Et ces cendres/déchets étaient ils re-utilisés, si oui ils étaient stockés où (dans le dépôt s’entend) ?
Avant de placer une loco en remise, faisait on les pleins ou était elle mise “vide” à la retonde, les différents pleins se faisant au moment de la sortie ?

Si certains ont des infos ou des sites qui pourraient m’éclairer un peu, je les en remercie par avance.

Claude papaciela

Bonjour Claude,

As tu vu cet article de Wikipedia qui me semble assez détaillé
(Au passage j’y ai découvert qu’un « petit dépôt » c’est quand même 10 à 30 machines.

A l’époque où j’imaginais faire de la vapeur sur Obourg, j’avais eu une réponse à ce sujet sur un forum ami.

Une vapeur rentrant au dépôt

Dans le désordre (procédure variable suivant les dépôts) ou dans l’ordre :

passage par la fosse d’extraction pour vider les boues (très peu reproduite)
fosse a piquer pour vider les cendrier
passage au TIA (surtout fin époque III)
passage au sable
passage au parc a charbon
passage fosse de visite
remplissage réservoir d’eau

remisage avec passage sur le pont tournant (si nécessaire)…

toutes ces opérations ne sont pas obligatoires a chaque fois…

J’avais retenu qu’il faut écrire une procédure pour son dépôt ou trouver la procédure d’un dépôt existant pour l’ordre des opérations.

je te conseille le HS 17 de Loco revue, dédié aux dépôts vapeurs

I-Autre-7262_457x457-hslr17-hors-serie-1-2010-le-depot-vapeur-realite-et-modelisme.net

J’ai un copain de golf qui était cheminot, je vais lui demander s’il se souvient, bon il était en apprentissage lorsque la vapeur était presque disparue.
Mais il m’avait expliqué que les gars qui bossaient dans les fosses étaient un peu punis
C’etait très sale et tout manuel.

En fait pour bien faire il faudrait 3 fosses, ce qui n’est pas un cadeau en 3 rails…

Philippe

Bonsoir Philippe,

Diable !!! Trois fosses !!! Comme tu le dis ce n’est pas un cadeau en 3R. Surtout que je voudrais pour les fosses éviter d’avoir le fil central…

Bon je verrai tout ça demain …ou un autre jour !!

Merci en tout cas à toi et aux autres pour vos idées.

Claude papaciela

Bonjour Claude,

Je compte également construire un “petit” dépôt vapeur
L’ordre est également une question qui m’est posée
Le hors série HS 17 est surement une bonne idée est-il disponible ?

Pour les scories j’ai trouvé la maquette FALLER 120242
Elle est en livraison actuellement mais la description donnée semble répondre à ta question sur la façon possible de vider la fosse:
"Le modèle réduit représente le démontage d’une locomotive à vapeur pour laquelle les résidus de combustion sont directement déversés dans un chariot de la fosse et la manivelle est ensuite tirée vers le haut avec un plan incliné, puis basculée et vidée dans un chariot prêt. "

Je compte l’installer sur mon dépôt vapeur.

Kénavo
Jean

Bonjour Jean, bonjour tout le monde

Aucune idée pour l’instant, je n’ai pas fait de recherches.

Là par contre je vais aller voir !! :smirk:

Merci de ces infos et bonne continuation à toi.

Cdlt,

Claude papaciela

Bonjour, oui le HS 17 est dispo:

Bonjour à tous,

Bon mon copain cheminot n’a travaillé que sur des diesels
À Nevers , les diesels c’était :
1 plein de fuel
2 sable
Puis pont tournant et remisage où selon le kilométrage atelier pour petite ou grande visite.

Pour les vapeurs, ils pense que la première opération était l’eau, mais il ne se souviens pas de la suite.

Petit détail pittoresque, la machine s’arrêtait avant le dépôt pour que l’apprenti aille chercher un bidon d’eau à une fontaine à proximité des voies, ou l’eau était « à la température idéale pour le pastis »
C’est du vécu ! :joy:

Philippe

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Ça donne des idées de scènette à mettre en place :smiley:

Bonsoir Claude, bonsoir à tous,

Il y a également le Hors Série LOCO REVUE 76 du mois de décembre 2020 avec pour titre “L’ART ET LA MANIÈRE DE MANŒUVRER”, dont j’ai fait l’acquisition et que je n’ai feuilleté qu’en diagonale, mais qui semble être une mine d’informations sur cet intéressant sujet.
NOTA : Il ne se limite pas au dépôt.

Je vais de ce pas faire l’acquisition du numéro 17, dont la locomotive “vedette” est une 141 TC SNCF :smiley: :wink:

Amitiés du Morbihan

Jean-Paul

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Bonsoir Claude, bonsoir à tous.

Je vais compléter les réponses des autres membres.

Le hors série 17 de Loco Revue sur les dépôts vapeur est très complet et bien fait. Une bonne base pour faire le plan de ton établissement. L’édition d’origine date des années 80, celle mentionnée est quasi identique. Si elle n’est plus disponible, on la trouve souvent en bourse.

Voici le plan de voies du dépôt sur le réseau du club dont je fais partie, :

  • Dés la voie d’entrée (pancarte D) la loc passe sur la fosse d’extraction. Celle-ci se vidait par une grille dans les canalisations d’eaux usées.
  • Une aiguille dessert en voie direct la voie de la grue à charbon le long du parc à combustible, et en voie dévié une seconde aiguille
  • Depuis cette dernière, deux voies parallèles avec une fosse à piquer ou fosse noyée, et la fosse de visite. Les fosses à piquer se vidaient avec une grue, plus rarement à la pelle. Au même endroit, on vidait la boîte à fumée soit dans un petit parc, soit directement dans la fosse. Ces déchets étaient évacué par wagons tombereaux.
  • Les grues à eaux, une par voie sont le long des fosses à piquer et à la hauteur des fosses de visites se trouve le portique de distribution de sable et de complexe TIA.
  • Nos trois voies se rejoignent par deux aiguilles sur une seule voie en tiroir, où après rebroussement, elle se dirige vers le pont tournant pour être remisée
  • Pour les machines fonctionnant au fuel, il y a une voie dédié raccordé à la voie de sortie avec portique de distribution et pompe classique, deux citernes verticales, une citerne plus petites pour l’eau traitée des diesels et le bâtiment des pompes pour le dépotage des wagons citernes.

Les machines étaient toujours remisées avec les compléments faits, même si elles étaient réutilisées immédiatement. Souvent elles étaient prises en charge par les “SUD” (surveillants de dépôts) après le passage sur la première fosse.
Si l’équipe de conduite était dans le dépôt en RHR (repos hors résidence), un “allumeur” était chargé de surveiller et d’entretenir le “talon”, petit feu laissé dans le foyer par le chauffeur, qui le remontait à sa prise de service pour “refaire du gaz”.

Ses opérations se faisaient systématiquement dans le dépôt titulaire de l’engin. Dans les dépôts relais, se faisaient que celles qui étaient nécessaires pour les trains suivant. Jusqu’à la fin des années 40, les machines étaient titulaire d’une équipe de conduite, donc repos pour l’équipe, repos pour la machine ou vice-versa…

Petite précision: les opérations décrites sont valables pour un dépôt français. Elles étaient un peu différentes en Allemagne. Pas de fosse d’extraction, le TIA n’existait pas, l’eau était traité ou on y versait de la soude ou autre produit équivalent. Les bâtiments aussi étaient différents de ceux en France.

Pour info, notre dépôt au club tient dans un carré d’environ 1m70 de coté (à la louche)… Ily a de la place pour 6/8 machines.

Voila Claude, bon courage pour ton projet. Si tu as d’autres questions n’hésites-pas!
Bonne journée et meilleures salutations.

Dominique

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Bonjour Claude,

Le dépôt vapeur est toujours un point d’attention sur un réseau. Il peut d’ailleurs en être le thème principal selon l’intérêt que l’on peut y porter (ou selon l’importance de sa collection de locomotives vapeur …).

Je ne peux qu’approuver tout ce qui a été dit au sujet des séquences de passage d’une locomotive sur les différentes installations. Je confirme que le LR rédigé par Jean GILLOT est une référence en la matière. Je tiens à ta disposition d’autres archives (plus typées d’outre-Rhin cependant).

Si tu fais du français, ne pas négliger la très belle rotonde Jouef de type P :

image

En fait le problème majeur de la reproduction d’un dépôt tient dans la place conséquente qu’il occupe tout de suite. Mon diorama est très très compact pour 1,70 (et du coup pleins de défauts car le plan de voies est irréaliste). Compte 2,40 / 2,50 pour quelque chose de satisfaisant.

Un exemple de dépôt “minimaliste” sans plaque tournante :

Un recueil de plans intéressants ici (c’est du 0, donc diviser par 2 les dimensions) :

@KBS-970 avait mis en ligne deux plans français très intéressants :

Quelques exemples de petits dépôts typiques de l’ancienne compagnie du Nord :

+1:t2:

Regarde ici :

Et ici :

Et à titre d’exemple, voici ce que donne un dépôt de rêve en H0 avec une rotonde à 12 stalles : 4,5 m de long …

Bonne réflexion !

Amicalement,

Fred

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J’en ai fait des transpositions en C, M et K dans

Marc

Bonjour Dominique, Fred, Philippe, J Paul, Marc, tout le monde et ceux que j’ai oublié !!!

Bon, si avec toutes ces infos à lire et sites à voir, visités je ne fais pas un dépôt digne de ce nom je me mettrai à la fabrication des colliers de perles !! :grin:

Mais je crois que je vais me limiter un peu !!! D’abord à cause de la place et surtout du temps de réalisation.

Néanmoins, un grand merci à vous tous, je continue mes cogitations (et je prends tjrs des idées !!!)

Bonne fin de semaine,

Claude papaciela

Effectivement tout dépend tout d’abord de la place que tu as pour accueillir ce dépôt.

Le hors-série 49 Loco revue peut aussi t’intéresser:

Il y a en effet de nombreux documents sur le sujet, notamment des publications allemandes comme le rappelle Fred. J’en ai acheté et lu un certain nombre et j’ai retenu une information essentielle : la taille et les infrastructures étaient très variables, d’une simple alimentation en eau au bout du quai à des rotondes avec des dizaines de places. Tout dépend donc de la place que l’on peut ou veut allouer au dépôt et des entorses que l’on accepte de faire à l’orthodoxie ferroviaire. :innocent:
Bonne journée,
Eric

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Rassure-toi, mon dépôt est bien plus modeste et ne représente rien de particulier et certainement aucune procédure d’entrée ou sortie. J’ai juste aimé un pla que j’ai interprété en fonction de ma place disponible

Marc

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