Le nouveau réseau de la CIC

En vidéo : Exposition de modélisme ferroviaire à Saint-Mandé 2024

Episode 409 • Rétrospective vidéo des réseaux exposés lors de la 22ème édition du salon du modélisme ferroviaire organisé par le SMCF à Saint-Mandé

Cette vidéo a été publiée dans le fil consacré à l’exposition

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Deux nouvelles ambulances pour le centre de secours

Episode 408 • Le salon du modélisme ferroviaire de Saint-Mandé a été l’occasion de moderniser le parc du centre de secours. Deux ambulances viennent d’être livrées.


Si le centre de secours sapeurs-pompiers de Saint-Gisèle est déjà bien doté en véhicules d’intervention, il lui manquait un véritable véhicule de secours aux asphyxiés et blessés sur base d’un fourgon.

Le salon du modélisme de Saint-Mandé a été l’occasion d’acquérir deux ambulances :

  • La première est un véhicule de secours aux asphyxiés et blessés (VSAB), ancêtre de l’actuel véhicule de secours et d’assistance aux victimes (VSAV). Elle est donc rouge estampillée « 18 ».

  • La seconde est une antenne spécialisée mobile (ASM) de la Croix-Rouge française. L’ASM est l’ancêtre de l’actuel véhicule de premiers secours à personnes (VPSP) des associations agréées Sécurité civile. Elle est donc blanche sérigraphiée du nom de l’association.

Si les dénomination diffèrent, leur armement, la composition de leurs équipages et leurs missions de prompt-secours sont semblables. D’ailleurs, depuis les années 70′, les associations de secourisme concourent aux secours publics aux cotés des sapeurs-pompiers et des Samu. Il n’est donc absolument pas incongru de voir de tels véhicules associatifs à proximité des centre de secours. Tout dépend des conventions locales.

Ayant été, dans mes jeunes années, équipier dans ces deux types de véhicules, je ne pouvais manquer l’occasion de les représenter sur mon réseau.

Les deux modèles sont des miniatures Ho de chez Norev, que l’on ne retrouve plus que sur le marché de l’occasion puisqu’ils ne sont plus produits1. C’est donc un achat « coup de cœur » et je reconnais bien volontiers que la période représentée par ces modèles de 1981/1991 est un peu en dehors de la période du réseau.

Mais le modélisme, c’est aussi se faire plaisir.

Attention aux abus ! J’ai trouvé aujourd’hui plusieurs annonces d’un même vendeur qui propose ce modèle à plus de… 89 euros. Sans rire ! C’est plus de dix fois le prix. Faut qu’il arrête de fumer la moquette.

A suivre : les réseaux au Salon de Saint-Mandé 2024

Emmanuel


1 Réf. 472105 pour le VSAV, Réf. 472107 pour l’ASM


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Bravo pour ce reportage ! Comme si on y était !

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Modélisme ferroviaire : Toujours prévoir le déménagement de son réseau

Episode 407 • Un réseau de modélisme ferroviaire représente des années de travail et un investissement budgétaire conséquent. Trop de réseaux doivent subir une destruction faute d’avoir prévu leur déménagement. Quel gâchis !


Sur nos réseaux sociaux et nos forums, il est fréquent d’échanger avec des modélistes, débutants bien souvent, qui sollicitent nos avis pour élaborer le plan de leur futur réseau. Si, bien-souvent, je suis étonné par la simplicité, presque enfantine, de certains projets, mais c’est-là un autre sujet, je ne manque jamais d’évoquer systématiquement la problématique du déménagement futur de l’installation en gestation. Et curieusement, assez fréquemment, mes interlocuteurs semblent sceptiques, voire me répondent assez sèchement qu’ils «n’ont pas l’intention de déménager». Soit !

Photo 3413 : Déménagement. Image d’illustration . Source : Image de Freepik

La vie est pleine de surprisesbonnes et mauvaises

La vie, surtout quand on débute le modéliste ferroviaire très jeune, réserve d’agréables surprises, heureusement : une nouvelle vie étudiante, la fondation d’une famille, la naissance ou l’adoption d’enfants, une carrière professionnelle mouvementée, sont autant de situations qui obligent à déménager dans des lieux de vie parfois plus petits ou, s’ils sont plus grands pour accueillir plus de monde, n’en réduira pas moins la place consacrée au train miniature.

La vie c’est aussi des surprises bien plus désagréables, d’autant qu’elles sont parfois brutales : une mutation professionnelle, un accident de la vie, la maladie, parfois aussi des recompositions familiales non désirées sont autant de situations qui impliquent des relogements dans des habitats plus exigus, et parfois dans l’urgence.

Pour autant, ces situations n’ont pas vocation à nous détourner de notre passion, même s’il est parfois nécessaire de revoir nos prétentions à la baisse. Bien au contraire ! Dans de telles situations notre passion est génératrice de ressourcement et d’évasion.

Photo 3414 : Ancien réseau de l’auteur . Source : letraindemanu.fr

Le réseau : un investissement financier

Certes, on peut, et on doit, pratiquer un modélisme ferroviaire raisonnable pour le bon équilibre de nos finances familiales. C’est vrai, rien ne nous oblige à nous jeter sur toutes les onéreuses nouveautés.

Mais, même dans un exercice modéré et sage, notre réseau représente un véritable investissement financier. Je ne parle pas ici du matériel roulant, mais seulement de la structure-même de l’installation, de la voie (dont les aiguillages et leur moteur) et du décor. Heureusement, ces dépenses sont généralement étalées dans le temps, ce qui, au demeurant, nous fait oublier parfois le coût total.

Un petit réseau personnel, même avec seulement quelques voies, représente un investissement financier non négligeable et dont il convient d’envisager, dès le début, la pérennité.

Le réseau : un investissement temporel

Au-delà de l’aspect financier, ne négligeons pas non plus le temps consacré à cette réalisation. Le modélisme ferroviaire, ce sont des dizaines, parfois des centaines, d’heures cumulées passées à élaborer notre œuvre. Entre la construction de la menuiserie, la mise en place des circuits électriques, la pose de la voie, la confection d’un décor soigné, le montage de maquettes, … Ce temps représente un engagement qu’il ne faut en aucun cas déprécier pour cause de négligences à la conception.

Photo 3415 : Avec son coffrage complet et ses dimensions, c’est trop long et très lourd. Source : letraindemanu.fr

«je revendrais»

D’autres interlocuteurs ne se démontent pas, si j’ose cette expression, en rétorquant qu’en cas de besoin, ils revendront leur réseau pour en construire un autre.

C’est une bien mauvaise option ! Un réseau ne se revend jamais à bon prix et ce pour d’innombrables raisons :

  • La pièce de l’acheteur n’a pas les mêmes dimensions que celles du vendeur
  • Le tracé est imposé par le vendeur et ne correspond pas aux attentes d’un acheteur potentiel
  • La qualité de la réalisation n’est pas satisfaisante
  • le prix de vente est toujours surévalué voire disproportionné par le vendeur
  • Le prix de vente effectif sera toujours inférieur au coût de sa construction. Le vendeur vend toujours à perte.

Et si le réseau n’a pas été construit dans l’optique de le déménager, il sera de toute façon compliqué de le démonter pour le transporter chez un potentiel acquéreur.

Démontable. Pas forcément modulaire

Lorsqu’on évoque le déménagement, l’interlocuteur pense immanquablement aux modules vus dans les expositions. Même si ces réseaux sont, par nature, transportables relativement aisément, un réseau déménageable n’est pas obligatoirement un réseau répondant à des normes modulaires, qui sont nombreuses par ailleurs, avec les contraintes de tracé qui nous sont connues.

Un réseau déménageable doit avant tout être un réseau démontable par morceaux afin qu’il puisse passer par une porte, une fenêtre et dans des escaliers.

Cela implique un découpage dimensionnel compatible avec ces ouvrants mais aussi nécessite d’être aisément porté au plus par deux personnes. La taille des morceaux mais aussi le poids doivent donc être prévus dès la conception. Le bois, c’est lourd !

De même, la structure doit être conçue pour un démontage sans devoir détruire le décor. Cela exclut d’emblée les structures de bric et de broc, construites avec impatience et négligence, ou par soucis d’économies.

Photo 3416 : Module hivernal sur l’ancien réseau de l’auteur. Sa menuiserie mal pensée a obligé à la destruction du décor pour le démontage. Source : letraindemanu.fr

Exemple de mon ancien réseau

J’ai commencé le modélisme en 1975, au Noël de mes 10 ans. J’ai eu une vie professionnelle passionnante mais mouvementée, puis des soucis de santé impliquant plusieurs déménagements, sans parler des dégradations socio-économiques.

J’ai donc construit de nombreux réseaux et beaucoup n’ont pas survécu à cette vie trépidante.

Dès lors, lorsqu’en 2013 j’ai atterri dans mon nouveau logement HLM, je savais d’emblée que mon nouveau réseau devait être transportable. On espère, à la retraite de mon épouse, pouvoir quitter définitivement cette poubelle qu’est la Seine-Saint-Denis.

En 2017 donc, quand j’ai repris de zéro le modélisme ferroviaire, je suis parti dans l’idée d’un réseau déménageable. En m’inspirant de la célèbre « Rue de Suède » de Yann Baude, j’ai élaboré un premier module titré « ZI Nord » (ici en vidéo). J’ai poussé les dimensions à 200x40x50 (Lxlxh). Avec façade en plexi, coffrage et toiture. Après trois ans et demi de boulot, je me suis certes retrouvé avec un très joli module, mais totalement intransportable ! Surtout quand tu habites en étage sans ascenseur. 200 cm de long, c’est tout simplement trop long. Et en caisson complet, c’est tout simplement trop lourd. Alors que certains de mes lecteurs m’incitaient à le présenter en expo, je me suis alors rendu compte qu’il n’était même pas déménageable.

En 2020, alors que je réalisais que ZI Nord allait être compliquée à transporter, j’ai attaqué la construction d’un module complémentaire type dépôt. J’ai donc opté pour un encombrement plus réduit. Environ 130×45, Mais toujours en caisson. C’est certes plus confortable à trimbaler, mais ça reste lourd.

Quant à mon module d’angle enneigé, par soucis de bricolage économique et d’imprévoyance, je ne l’ai pas terminé. Et tant mieux. Car, quand il a fallu le démonter, j’ai du détruire une grande partie du décor.

La conclusion : j’avais mal préparé le transport du réseau. Cela m’a couté un peu d »argent mais j’ai surtout perdu beaucoup de temps.

Un nouveau réseau vraiment déménageable

Partant de ce constat, j’ai tout démonté. La plupart du décor a été sauvé grâce au Dépron : bâtiments, personnages, véhicules, signaux,… presque tout à pu être récupéré sans casse. J’ai perdu la voie et de la végétation. C’est une moindre casse. Mais c’est surtout beaucoup de temps gaspillé. Et le temps, ça ne se récupère jamais.

Si je pratique un modélisme raisonnable, j’ai décidé de ne plus faire l’économie de la structure pour le nouveau réseau, ce qui en soit est un vrai investissement pour un modélisme durable.

La menuiserie a été achetée neuve ainsi que toute la quincaillerie. Le contreplaqué de 10mm est un bon compromis entre robustesse et poids. On oublie l’aggloméré ! C’est ce bois dont sont faits tous nos meubles pourris à usage unique vendus par les grandes enseignes capitalistes : c’est lourd, très lourd. Et ca se travaille mal. C’est tellement pourri que nos trottoirs urbains sont envahis de tous ces déchets. Un vrai gaspillage. Nous, modélistes ferroviaires, on donne dans la consommation durable. Le médium peut être une alternative, mais c’est plus lourd que le contreplaqué. Un peu plus cher aussi.

Les modules ne doivent pas excéder 100/120cm de long et 50/60cm de large. Leur juxtaposition en longueur et largeur permet alors toutes les configurations.

Prévoir le déménagement de son réseau, c’est aussi prévoir son installation future dans une pièce aux dimensions forcément méconnues. Il est donc raisonnable de se concevoir une norme qui puisse aisément permettre une reconfiguration différente. Moins long, plus large, avec des ouvrants différents. Plus les modules sont compacts, plus on complique la construction de la structure, plus on augmente son budget, mais plus l’adaptation future sera économique.

Ainsi, ma petite gare est construite en quatre modules de 58×32. Le jour où je déménagerai, il me suffira de les fixer les un sur les autres sur des tasseaux pour pouvoir les transporter.

De même pour ma future annexe traction : Les deux modules de mêmes dimensions 103×50 pourront être fixés, l’un au dessus de l’autre, sur deux panneaux latéraux.

Plusieurs niveaux

Un réseau modulaire n’interdit pas plusieurs niveaux. Une boucle hélicoïdale de 100×100 cm reste transportable pour peu qu’elle soit bien conçue en deux éléments de 100×50.

Des rampes, des pentes sont modulables dès lors qu’elles sont conçues à base de tiges filetées qui permettent un réglage fin.

Le monolithique modulaire

Si l’option du réseau tour de pièce présente de très nombreux avantages, nombreux sont ceux qui veulent un réseau monolithique central dans leur pièce. Là encore un réseau monolithique reste déménageable s’il est prévu par morceaux juxtaposés. Plutôt que de construire un réseau de 240×140, construisez quatre modules : Deux modules centraux encadrés par deux modules latéraux.

Autre avantage de ce type de construction : avec des diviseurs scéniques, chaque module peut avoir un thème différent ce qui permet de varier les sujets sur une même surface et donc de varier les plaisirs.

Conclusion

En conclusion, n’oubliez jamais que votre réseau est un véritable investissement. Il doit pouvoir vous suivre partout dans le futur. Il faut donc prévoir son transport.

Le léger surcoût d’une construction modulaire sera immédiatement rentabilisé dès le premier transport.

Emmanuel

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Excellent article !
Plein de bon sens !

Amicalement,
Vince

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Merci pour tous ces bons conseils
Très cordialement
Jmchavasse

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Bonjour Vince,

Comme le dit @Vince_Belgium l’épisode est fort intéressant.

J’ai de ce fait pensé a faire mon réseau en module en cas de déménagement.

Mais le fait de devoir repartir à zéro et reconstruire un nouveau réseau ne t’a t’il pas permis d’améliorer tes compétences et de mieux définir tes envies afin d’aboutir à chaque fois à un réseau encore plus aboutie que le précédent.

N’ayant pas ton expérience j’imagine que je vais faire plein de bévue sur mon réseau ce qui me permettra d’optimiser pour 1 éventuel second ( que je termine déja le 1 er hein !!! :kissing_smiling_eyes:) .

Sur un nouveau réseau tu peux toujours réutiliser les décors ( maison , voir plus peut être) et les implanter . SI le bois n’est pas collé tu peux même récupérer de la menuiserie.

Ce n’est pas les coûts en plâtre, flocage qui sont le plus exorbitant.

Par contre effectivement c’est en temps que tu perds mais si c’est pour gagner en compétence , en esthétisme et fonctionnalité alors pourquoi pas.

le propos de ma réponse n’est pas d’aller contre ton épisode qui est sensé et pleins de bon conseil mais d’ouvrir le champ de la conversation.

Kenobigement votre

ps: du coup la Seine Saint Denis ça ne fait pas rêver :face_with_hand_over_mouth: je te souhaite vraiment mieux pour ta retraite!!!

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Bonjour Kenobig,

Tu voulais sans doute dire “Manu” j’imagine :wink:

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C’est un aspect trop négligé par nos amis débutants.

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Effectivement je voulais dire bonjour Manu, mais je faisais bien reference a votre commentaire. L episode est plein de bon sens

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Pas que les débutants…
Il y avait dans une MiBa d’il y a quelques années une petite bande dessinée du ferromodéliste qui rêve son réseau, et le réseau devient, avec les années, de plus en plus sophistiqué et immense - mais à l’arrivée de la soixantaine (c’est ainsi que j’interprête l’âge dessiné) il se ravise et prévoit quelque chose de petit, succinct et portable.

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Je comprends bien que la question de l’investissement soit importante mais le temps passé et le plaisir de faire qui va avec sont pour moi les deux mamelles du modélisme.
C’est construire qui me plaît. Je dis bien « pour moi ».
J’y retourne dès que j’aurai fini la sieste.
Bonne journée,
Eric

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Bel article, manu.
Construire léger, solide, transportable, pas trop grand et surtout pas trop de rails : les bases du plaisir en modélisme.

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Oui, mais le plaisir de faire ne doit pas pour autant être source de gaspillage. Perso, jai été ravi de pouvoir récuperer toutes mes maquettes pour mon nouveau réseau. Au prix de chaque maquette et du temps consacré cela aurait été dommage.

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Bonsoir,

J’ai juste du mal a comprendre l’intérêt de 4 petits modules, 2 x 120 c’est la raille standard d’un module

Au depart, je suis parti sur la norme Modulino qui est de 32 cm de profondeur (norme pour du 2 rails). L’idée des Modulinos est de concevoir des modules “light” de 20 a 100 cm de long. Il n’y a aucune imposition, seulement des recommandations.

Considérant que les modules de mon précédent réseau étaient trop imposants, qu’un jour nous espérons déménager pour quitter la déchetterie qu’est la Seine-Saint-Denis, le nouveau réseau est entièrement déménageable facilement.

En plus, dans l’optique d’un déménagement, la future pièce est, par nature, de dimensions inconnues. De petits modules seront donc plus facilement adaptables (allonger ou raccourcir une longueur, adapter en largeur,…).

Aujourd’hui L’idée est donc de :

  • faire l’annexe traction (206 × 50 en 2 modules de 103),

  • finir le bouclage (avec des modules de 32 a 35 de large), sans doute un embranchement particulier (mur en face de la gare) et une zone montagnarde (mur en face du depot).

D’ici là, j’espère avoir quitté ce 93 pourri…

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Voilà une bonne conception modulaire, mais attention à ne pas faire une infrastructure trop légère. Mon précédent réseau N en a fait les frais. La structure d’un des modules (à peu près 100 x 110 cm) s’est un peu tordue durant le déménagement et les déraillements ont été tellement fréquents que j’ai dû le démolir. Ceci dit, j’ai pu récupérer tout les rails et aiguillages car le ballastage est collé avec une colle à bois diluée à l’eau.

Cette option modulaire est certainement la meilleure pour se prémunir des problèmes de déménagement, même si on ne se conforme pas à un standard, un réseau en “segments” est aussi transportable. Cependant, si le réseau existe depuis quelques temps, moi, je suis enclin à entreprendre un nouveau challenge avec un nouveau plan, tout en reprenant le matos, maquettes, rails et aiguillages.

Bonne réflexion,

MarcD

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120 cm dans une cage d’escalier, avec un objet dont au moins une surface est extrêmement fragile, c’est déjà exigeant pour les déménageurs. Et malheureusement, j’ai dû constater que le sens de l’objet fragile ne leur est pas forcément rentré dans l’âme - à voir l’état de mes meubles (anciens, travail d’artisan) après le dernier déménagement pourtant annoncé très gentleman, même le moyennement fragile n’est traité que selon leurs humeurs et envies…
Et puis, 120cm dans une petite voiture, peut-être louée (je crois me souvenir que notre ami Manu n’a pas de véhicule privé), si on veut le déménager de ses propres moyens, c’est pas facile non plus, et en plus on se coltine soi-même la cage d’escalier.

Petit clin d’oeil : en mettant en surbrillance la partie de l’article à la quelle on veut faire référence, avant de cliquer sur “citer” qui apparaîtra, on évite les citations intégrales.

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Tuto & retour d’expérience : Bâtiment industriel de Cités miniatures

Episode 410 • Avant de débuter les travaux sur l’annexe-traction, il me faut terminer l’aménagement du module 5. Il me manque en effet des bâtiments. J’ai choisi une usine en bas relief de notre artisan Cités miniatures, un bâtiment qui conviendra à de nombreux modélistes, toutes époques confondues. Tuto et retour d’expérience.


Sommaire

  1. Sommaire
  2. Introduction
  3. Présentation de la maquette
  4. Composition du kit
  5. Préparation des pièces
  6. Préparation de la façade
  7. Préparation des armatures et du toit ondulé
  8. Peinture des murs
  9. Peinture des entourages de fenêtres
  10. Pose de l’armature
  11. Pose des soubassements
  12. Pose des vitrages et grilles
  13. Pose du rideau métallique
  14. Pose de la porte piétons
  15. Peinture des faces intérieures des murs
  16. Montage des murs
  17. Murs pignons
  18. Plancher 1er étage
  19. Mur du fond
  20. Armatures latérales et soubassements
  21. Eclairage intérieur
  22. Toiture
  23. Conclusion

Introduction

Le module 5 est un module essentiellement décoratif avec une représentation partielle de la ville de Sainte-Gisèle sous laquelle la voie unique principale relie la gare à la future annexe-traction. Il me faut terminer l’aménagement et le câblage électrique de ce module d’angle avant de débuter les modules suivants de l’annexe-traction, puisqu’après je ne pourrai plus manipuler ce module d’angle. Il me manquait un ensemble bâtimentaire à côté du centre de secours et un immeuble rural pour entamer la rue qui surplombera la future annexe-traction.

Commençons par l’usine.

Présentation de la maquette

Particulièrement satisfait par le petit entrepôt proposé par l’artisan Cités miniatures et déjà installé près de la gare, c’est donc tout naturellement que je me suis adressé au même fournisseur pour cette nouvelle construction. Ma seule contrainte dans le choix était une contrainte dimensionnelle de 23cm de long et maximum 5 cm de profondeur.

J’ai choisi un modèle plus imposant en hauteur, avec un étage. C’est un édifice de faible profondeur pour fond de décor, référencé BV007-1-HO, ainsi décrit sur le site du fabricant : «Façade d’entrepôt faible profondeur R+1 murs voiles de brique et toit fibrociment / verrière. Empreinte au sol : 230 x 40 mm hauteur 82-105mm. Dessiné d’après un bâtiment réel, situé en banlieue sud parisienne»

Conseil : Ce bâtiment industriel de fond de décor pourra convenir à un grand nombre de modélistes. Son architecture passe partout est compatible avec toutes les régions françaises et toutes les époques depuis les années 50. Sa taille et ses ouvrants permettent d’accueillir de nombreux types d’activités industrielles.

Photo 3424 : Tutoriel et retour d’expérience usine fond de décor de Cités miniatures. Image retravaillée. Source : site officiel Cités miniatures.

Composition du kit

Conseil : Le kit contient quelques pièces surnuméraires ainsi que des grappes. On ne jette rien !

Cliquez sur les images pour agrandir

  • MDF 3mm :
    1 fond de bâtiment,
    1 plancher d’étage

  • MDF 2 mm :
    1 façade avant,
    2 fonds de portes,
    1 sous-toit autocollant

  • Carton gris autocollant :
    2 plaques huisseries et armatures,
    1 plaque de soubassements,
    1 plaque avec 2 portes rideau

  • Carton ondulé :
    1 toit

  • Acrylique transparent :
    vitrages

  • Plastique :
    1 descente d’eau
    2 gouttières

  • Notice A5, recto-verso

La notice précise les matériels et fournitures (peinture et patine) recommandés. Comme d’habitude chez ce fournisseur sérieux, tous les éléments sont proprement ensachés et les pièces fragiles protégées et signalées.

letraindemanu (3425) tuto réseau Ho usine cités miniatures Inventaire des pièces du kit source letraindemanu

letraindemanu (3426) tuto réseau Ho usine cités miniatures Inventaire des pièces du kit source letraindemanu

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Préparation des pièces

L’étape de mise en peinture nécessite plusieurs jours puisqu’il faut appliquer différentes couches, de différentes teintes, nécessitant des masquages des couches précédentes, qui doivent donc être sèches.

Préparation de la façade

La notice Cités miniature est très détaillée sur cette étape. Vous pouvez néanmoins choisir vos teintes selon goûts et les moyens à votre disposition.

Matériel nécessaire : Bombes de peinture gamme modélisme couleur chair ou ocre claire. Le recours à des bombes de peintures (ou aérographe) est ici indispensable au risque de dénaturer la gravure ou d’abîmer les pièces en carton.

Le travail se fait avec des peintures en bombes gamme arts graphiques. Sur la façade avant, je pulvérise une teinte d’apprêt ocre claire. La pulvérisation se fait dans un endroit aéré, la bombe est tenue à 45° et à une bonne vingtaine de centimètres.

Photo 3431 : Première couche couleur chair sur la façade avant, usine Ho Cités miniatures. Source : letraindemanu.fr

Photo 3432: Première couche de couleur chair sur les murs latéraux, usine Ho Cités miniatures. Source : letraindemanu.fr

Préparation des armatures et du toit ondulé

Matériel nécessaire : Vernis mat en bombe, bombe de peinture gamme modélisme couleur gris éléphant.

Les armatures sont en papier autocollant gris. Le toit est en carton ondulé. Ces pièces étant fines, je pulvérise une première couche de vernis mat en bombe. L’idée est ici d’imperméabiliser le carton et donc d’éviter son gondolement après peinture.

Une fois sec, je pulvérise une couche de gris éléphant. Là encore, à 45° et à 20cm.

il peut aussi être intéressant de séparer les pièces pour peindre à part les grilles de fenêtres et la porte piétons dans une autre teinte (vert foncé, gris métallique,…).

Photo 3433 : Passage de vernis mat en bombe suivi d’une couche de gris éléphant sur les armatures, fenêtres, soubassements et toit, usine Ho Cités miniatures. Source : letraindemanu.fr

On laisse sécher le toute une journée.

Peinture des murs

Matériel nécessaire : Ruban de masquage type scotch de peintre à faible pouvoir adhésif, ciseaux fins et longs, petit rouleau de peinture en mousse fine, petit pinceau fin, petit plateau en plastique ou papier aluminium. Peintures acryliques (Orange cadmium, ocres rouges,), alcool à 70°.

Le principal problème de la peinture des murs en briques sont les fins montants et interstices qui recevront ensuite les armatures grises en carton autocollant. Elles doivent rester lisses et ne pas être empâtées par des couches de peinture. De fait, il ne faut peindre que les briques. Il est donc nécessaire de masquer les entourages. On va donc travailler en plusieurs temps.

On commence par masquer l’entourage du haut des murs latéraux en briques plâtrières (zone triangulaire). On veille à bien aligner le ruban de masquage, puis on peint cette partie au rouleau mousse avec un Cadmium orange hu 32 Pébéo très légèrement dilué à l’alcool à 70° auquel j’ajoute une pointe d’Ombre naturelle pour le foncer légèrement. Le rouleau mousse, sans trop appuyer, évitera de trop peindre dans les joints de briques.

Photo 3434 : Masquage du haut des murs latéraux de l’usine Ho Cités miniatures. Source : letraindemanu.fr

Photo 3435 : Rouleau mousse fine pour peinture des murs de l’usine Ho Cités miniatures. Source : letraindemanu.fr

Photo 3436 : Peinture du haut des murs latéraux de l’usine Ho Cités miniatures en Cadmium orange Hu 32 Pébéo. Source : letraindemanu.fr

Pendant que cette peinture orange sèche, je prépare les masquages sur la façade, sans oublier les entourages de fenêtres, les montants et les soubassements.

Cette phase terminée, j’applique une Ocre rouge Pébéo légèrement dilué à l’alcool à 70° sur les zones préparées. On laisse sécher.

Photo 3437 : Masquage et peinture en ocre rouge d’une première partie des briques de l’usine Ho Cités miniatures. Source : letraindemanu.fr

Photo 3438 : Résultat de la première phase de peinture des briques de la façade de l’usine Ho Cités miniatures. Source : letraindemanu.fr

Les opérations suivantes consistent à réaliser le même travail de masquage et de peinture sur les autres parties des murs, façade et murs pignons, les zones déjà peintes étant bien-sûr protégées.

Photo 3439 : Mise en peinture des murs de l’entrepôt Ho Cités miniatures. Source : letraindemanu.fr

Après séchage complet, on peut effectuer quelques retouches au pinceau fin, en particulier les zones où la peinture aurait pu être abîmée par le scotch de masquage.

Peinture des entourages de fenêtres

Matériel nécessaire : P etit pinceau fin, peintures acryliques (blanc, noir, ocre claire, ou gris), alcool à 70°.

Dans un petit pot, je mélange une goute de peinture grise (gris chaud ciment = 70% blanc + 25% noir + 5% ocre claire) que je dilue avec une seule goutte d’alcool à 70°.

On retire les pièces au niveau de la porte du hangar et de la porte piéton. Ces pièces sont conservées. Je peins les encadrements intérieurs de fenêtres et de portes : je peins depuis l’arrière et la pièce penchée à 45° en arrière pour éviter tout risque de coulure sur la face avant.

Photo 3440 : Usine Ho cités miniatures, peinture des encadrements de fenêtres en gris chaud Pébéo. Source : letraindemanu.fr

Pose de l’armature

Conseil important : Vous allez travailler avec des pièces autocollantes. C’est une spécificité de la marque de Philippe Coquet. C’est très pratique mais c’est du «one-shot». Faites toujours des essais à blanc. Une fois retirée la protection de l’adhésif, vous pouvez les positionner tant que vous ne pressez pas la pièce. Une fois la pièce pressée, c’est définitif.

Matériel nécessaire : Couteau X-Acto avec la n°11 neuve, cure-dents

On dégrappe la pièce d’armature avec la lame de cutter. Il y a peu de ponts de découpes. On la pose à blanc sur la façade pour apprivoiser sa position. Attention, la pièce dépasse très légèrement sur les cotés : elle viendra ainsi se superposer à l’armature des murs pignons.

La pièce est découpée dans un carton assez rigide ce qui facilite la manipulation. Les montants restent bien à 90°. On retire la protection de l’adhésif délicatement en partant d’un coin haut de l’armature en s’aidant de la lame de cutter… Puis, on vient placer l’armature à 45° en haut de la façade pour bien la positionner dans sa longueur. Délicatement on abaisse l’armature en prenant comme repère les lignes en milieu de façade. On pose délicatement sans appuyer. On vérifie bien que les poteaux sont à la place correcte au niveau des fenêtres et portes. Avec des cure-dents, on rectifie si besoin la position des montants verticaux.

Une fois en place, on appuie sur les deux angles supérieur avec le pouce. On place une petite plaque de bois sur la façade et on presse. L’armature est posée.

Photo 3441 : Usine Ho cités miniatures, pose de l’armature. Source : letraindemanu.fr

Pose des soubassements

Conseils : Ce sont des pièces autocollantes. Donc mêmes précautions que précédentes.

Mise en peinture : La mise en peinture n’est pas obligatoire, la teinte d’origine du carton convient bien. Si toutefois vous souhaitez peindre ces pièces, il convient préalablement de passer une couche de vernis mat en bombe pour imperméabiliser le carton et éviter qu’il se gondole. La peinture se fera alors au rouleau mousse ou avec une peinture en bombe gamme modélisme.

Matériel nécessaire : Couteau X-Acto avec la n°11 neuve

On dégrappe les pièces. On vérifie leur emplacement à blanc. Si l’armature a été posée correctement, les soubassements se posent sans difficulté. Puis on retire le papier protecteur et on présente la pièce à 45° par le bas, contre une petite cale en bois pour bien vérifier l’horizontalité, puis on abaisse. On presse.

Photo3442 : Usine Ho cités miniatures, pose des soubassements. Source : letraindemanu.fr

Pose des vitrages et grilles

Conseil important : C’est une étape un peu délicate qui nécessite du soin. Prenez votre temps.

Matériel nécessaire : Couteau X-Acto avec la n°11 neuve, papier de verre grain très fin, chute de bois de la porte rideau de l’usine.

On commence par dégrapper les vitrages. Il en faut 9, toutes de même dimensions. Il y a des pièces surnuméraires dans cette référence. Toujours avec le film protecteur, on place ensuite chaque vitre dans chaque emplacement, par l’arrière, sans forcer. Si besoin, on passe la tranche sur du papier de verre très fin. Un passage ou deux, sur chaque tranche, suffisent.

Les grilles : Il faut 4 grilles serrées pour les fenêtres du bas, et 5 grilles plus larges pour celles du haut. On dégrappe proprement (2 coins par grille). On teste à blanc chaque grille, en l’insérant par l’arrière. Cà doit entrer sans forcer.

Puis, fenêtre par fenêtre, on procède ainsi :

  • On enlève le film protecteur de la grille,
  • On l’insère délicatement dans l’encadrement par l’arrière,
  • On enlève le film plastique de la vitre,
  • On pose la vitre sur la grille,
  • On appuie légèrement,
  • Avec la chute de bois de la porte rideau, on presse. L’ensemble grille/fenêtre s’enfonce dans l’encadrement. Ainsi, elle reste juste ce qu’il faut en retrait de de la façade avant.
  • On retourne la façade, et toujours avec la chute de bois, qui est de la même largeur, on presse délicatement sur les grilles.
  • On répète les opérations 8 fois.

J’ai juste foiré une fenêtre. C’est pas grave, un camion viendra cacher cette petite bourde.

Photo 3443 : Usine Ho cités miniatures pose à blanc des fenêtres. Source : letraindemanu.fr

Photo 3444 : Usine Ho cités miniatures pose des fenêtres et des grilles. Source : letraindemanu.fr

Photo 3445 : Usine Ho cités miniatures pose des fenêtres et des grilles. Source : letraindemanu.fr

A ce stade, on peut passer une couche de vernis mat en bombe sur la pièce de façade, recto et verso. Le vernis va donner un aspect poussière aux vitres et permettra la patine ultérieure de la façade avec de la terre à décor.

Pose du rideau métallique

Cette étape ne pose aucune difficulté. Une pièce du kit, un rectangle gravé « fond porte rideau« , légèrement plus large que l’ouverture est collé sur la face interne de la façade avant au niveau de cette ouverture. Le rideau métallique, une pièce en carton autocollante, est ensuite collé sur ce rectangle.

Option : Il est bien-sûr possible de représenter le rideau ouvert en coupant les pièces à votre convenance. Il y aura alors lieu d’utiliser un support en bois moins épais, voire un carton, et à ce que le rideau dépasse un peu de la pièce en bois pour éviter d’en voir l’épaisseur.

Pose de la porte piétons

Dans le même esprit, une pièce du kit est collée derrière l’ouverture de la porte piéton.

La porte elle-même est, là encore, une pièce autocollante. Elle est collée sur la pièce précédente. Sur celle-ci est ensuite collé (même grappe) un cadre rectangulaire très fin.

Enfin, on pose sur la façade l’encadrement de porte et, sur les montants latéraux, deux petites bandes de la même grappe.

Tout est autocollant.

Peinture des faces intérieures des murs

L’opération consiste à peindre la face interne du mur du fond, des deux murs pignons et le plancher du 1er étage. J’ai choisi un gris chaud type ciment : 70% de blanc de titane + 25% de noir de mars + 5% d’ocre claire. La peinture est appliquée au pinceau plat.

Montage des murs

Murs pignons

On colle d’abord les murs pignons. Ils se positionnent derrière la façade. On peut donner un petit coup de papier de verre à grains fins sur les tranches des murs pignons pour permettre à la colle de mieux adhérer.

Pour la colle, vous avez le choix entre de la colle vinylique prise rapide (colle à bois dite colle blanche) ou de la colle cyanoacrylate. La première permet de rectifier un mauvais positionnement, la seconde est à prise immédiate. Personnellement, j’ai opté pour la cyanoacrylate dense de Colle 21. Excellent produit. Mais attention, c’est du one-shot.

Plancher 1er étage

Aucune difficulté. Le plancher se colle à 90° sur le mur du fond. Son emplacement étant gravé, aucun risque d’un mauvais positionnement. Attention à bien repérer l’échancrure du plancher : elle correspond exactement à l’emplacement du rideau métallique.

Mur du fond

Le mur du fond se colle entre les murs pignons. Il est sans doute préférable de travailler à la colle vinylique prise rapide même si j’ai opté pour la cyanoacrylate dense Colle 21.

Armatures latérales et soubassements

A ce stade, vous pouvez poser les armatures sur les murs pignons et les soubassements. Comme pour la façade.

Eclairage intérieur

Matériel nécessaire : Ruban à leds blanc chaud, fils électriques, gaine thermorétractable de Ø 1,6 mm, matériel de soudure, perceuse avec mèche de Ø 4mm*.*

Pour l’éclairage intérieur, j’ai opté pour du ruban à leds blanc chaud (le blanc froid est plutôt pour les époques IV et supérieures). Je les ai achetés chez Lapierre-Modélisme, commerçant très sérieux et fiable. Ces rubans sont équipés de résistances et il est donc possible de les brancher directement sur du 12v obligatoirement courant continu. Il est toutefois préférable d’incorporer dans les futurs branchements électriques des résistances pour diminuer la luminosité, en particulier pour un bâtiment d’époque III / IV. J’y reviendrai lors des travaux d’électricité.

Le ruban est coupé pour avoir six leds par niveau (le ruban est sécable toutes les 3 leds sur les pointillés).

Il faut étamer le ruban en déposant une goutte de soudure sur les points de cuivre aux extrémités. Respecter la polarité indiquée. On y soude les fils aux couleurs normalisées selon votre code couleur.

Comme on a un ruban par niveau, il est préférable de prévoir deux circuits électriques distincts, soit quatre fils : 2 de couleur identique pour le négatif, et deux couleurs différentes pour le positif.

On teste le circuit d’éclairage avant toute pose.

Les rubans sont autocollants en Scotch 3M. J’ajoute quand même quelques petites gouttes de cyanoacrylate.

Les fils sont ensuite enfilés dans des morceaux de gaine thermorétractable de Ø 1,6. Cette gaine n’a pour seule fonction que de servir de goulotte pour coller les câbles proprement et le plus près de la façade avant (en haut ou bas des fenêtres) pour ne pas être visibles de l’extérieur. Un peu de peinture gris ciment les camouflera encore plus.

Tous les câbles descendent derrière la façade où il n’y a aucune vitre (à gauche du rideau métallique).

Le ruban à leds du 1er étage est collé sur la pièce en bois du toit (Rectangle avec une large échancrure pour la verrière), sur la face opposée à l’autocollant. Un trou de Ø 4 mm est percé dans le plancher du 1er étage à ce niveau pour passer les câbles du niveau 1. Là encore, de la gaine thermo sert de goulotte.

Photo 3446 : tuto réseau Ho usine cités miniatures pose des éclairages intérieurs. Source : letraindemanu.fr

Avertissement : Si vous souhaitez aménager l’intérieur du 1er étage, c’est maintenant, car une fois le toit posé, vous n’y aurez plus accès.

Toiture

En premier lieu, il faut poser la pièce en bois rectangulaire comportant une large échancrure. Elle se colle entre les murs pignons, face autocollante (encore protégée par son film blanc) vers le haut et échancrure vers l’arrière. Le film de protection était retiré sur la photo ci-dessous.

La verrière se travaille exactement comme les fenêtres : on pose la grille autocollante sur la vitre et le renfort autocollant sur l’autre face. Tant que l’on n’exerce pas de pression, on peut repositionner. La verrière complète doit s’insérer exactement dans l’échancrure du toit en carton ondulé.

On retire ensuite le film sur la partie autocollante du toit. et on colle toit ondulé et verrière sur la partie autocollante. La toiture ne dépasse pas les murs pignons ce qui est utile si l’usine doit être placée à côté d’un immeuble.

Les gouttières se posent la cyanoacrylate dense Colle 21, ainsi que la descente d’eau.

Photo 3447 : tuto réseau Ho usine cités miniatures pose de la toiture. Source : letraindemanu.fr

Photo 3448 : tuto réseau Ho usine cités miniatures pose de la toiture. Source : letraindemanu.fr

Photo 3449 : tuto réseau Ho usine cités miniatures pose de la toiture. Source : letraindemanu.fr

Photo 3450 : tuto réseau Ho usine cités miniatures pose de la toiture. Source : letraindemanu.fr

Conclusion

Nous voici arrivés au terme de cette construction et le résultat est vraiment plaisant. J’ai passé un excellent moment de modélisme.

Comme à son habitude, Cités miniatures nous propose ici une maquette extrêmement bien conçue et très agréable à travailler. Son montage ne présente pas de difficulté particulière même si elle nécessite du soin, en particulier pour les pièces autocollantes qui sont un vrai plus spécifique à l’enseigne.

A l’exception des bombes de peinture pour ceux qui, comme moi, n’ont pas d’aérographe, le montage ne nécessite que de l’outillage et des produits basiques.

Voilà une référence qui conviendra à beaucoup de modélistes.

Photo 3451 : l’usine Ho Cités miniatures montée. Source : letraindemanu.fr

Photo 3452 : usine Ho cités miniatures en situation sur le réseau Source : letraindemanu.fr

Photo 3453 : usine Ho cités miniatures en situation sur le réseau. Source : letraindemanu.fr

Photo 3454: Usine Ho cités miniatures en situation sur le réseau. Source : letraindemanu.fr

A suivre : La patine du bâtiment et les branchements électriques.

Emmanuel

*Avertissement : Cet article a été rédigé en toute indépendance éditoriale sur la base d’un exemplaire acheté auprès de l’artisan en exposition, et ne revêt donc aucun caractère publicitaire. Les informations techniques sont communiquées à titre strictement indicatif et sont susceptibles d’évolution dans le temps.

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Superbe travail !
Félicitations Manu !

Amicalement,
Vincent

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