Bonjour à tous,
La plupart se seront délectés de dinde, saumon ou foie gras durant les derniers jours. En ce qui me concerne, j’ai l’impression d’avoir mangé de la diode depuis une semaine et je commence un peu à saturer… J
Bon progrès ces derniers jours, la gare cachée est presque terminée :
- Découpe de toutes mes trappes de visite sous le plan,
- Découpe et pose du liège (2mm d’épaisseur) sur l’ensemble de la surface,
- Réalisation des rails de contact et des montages pour la détection (8x),
- Shuntage des fins de courses sur mes solénoïdes 74490,
- Câblage sommaire avec des borniers pour effectuer tous les tests,
- Moultes vérifications – électriques, mais aussi de circulation, espace entre les rames etc.
En ce qui concerne la réalisation des rails de contact, c’est une opération très simple mais qui nécessite aussi beaucoup de soin : il n’est pas difficile de se tromper. Je recommande vivement de tout tester au multimètre (détection/absence de continuité), et non pas juste supposer que tout est bon. J’ai à peu près tout essayé : isolation des cosses avec gaine thermo rétractable, tronçonnage des rails au Dremel, ou retrait pur et simple des cosses. C’est cette dernière solution que je préfère, et de loin. Ces rails sont de toutes façons condamnés à rester des rails de contact pour le reste de leur vie…Nota bene : la solution des isolateurs 74030 ne m’intéresse pas, trop chère rapportée au gramme de plastoc et pas si évidente à mettre en place.
4 montages de détection pour 4 rails de contact:
Je n’envisage pas de S88/L88 pour l’instant. A la place, je suis parti sur le montage avec isolation galvanique reposant sur l’opto-coupleur, proposé par Christophe ici :
Christophe (@bobyAndCo un grand merci a toi) m’a fait parvenir le ficher Gerber et j’ai fait réaliser les PCB chez JLC à Hong-Kong (pas hyper écologique, j’en conviens). Il m’avait prévenu que l’utilisation d’une diode comme proposé ici n’allait pas fonctionner, il avait bien raison :
Si on met la diode, le montage détecte effectivement une occupation permanente. Il y aurait bien une solution : utiliser le même montage, pour boucler le contact de la diode. Donc pontage de la voie de contact => fermeture du circuit pour la détection (1er montage) et pontage de la voie de contact => fermeture du circuit avec la diode (2ieme montage). Solution un peu grossiere mais pourrait être optimisée sur une seule carte avec 2 opto-coupleurs, il faudrait redessiner le circuit. A voir pour la suite. En attendant j’ai accès à toutes les connexions par le dessous avec les cathodes des diodes déjà soudées aux rails et un fil noir pour fermer le circuit (anode de la diode) le cas échéant.
Alors vous allez me demander : cette carte de détection, elle se branche où et comment ? Très bonne question. Je prévois que chaque carte de détection soit raccordée à un microcontrôleur, et ce microcontrôleur sera ensuite relié à une passerelle TCP pour être reconnue par RocRail. Enfin ça, c’est la théorie, tout reste à faire. Je compte bien sur l’expertise de Christophe pour m’en sortir. Si cela ne fonctionne pas, et c’est fort possible, je reviendrai alors sur une solution conventionnelle mais très couteuse type S88/L88 + CS3 – psychologiquement cela me donne un budget « recherche » que je suis prêt à perdre : vous connaissez l’adage « des chercheurs qui cherchent on en trouve, des chercheurs qui trouvent on en cherche ! »
Un petit mot concernant le liège. Je ne suis pas convaincu de son efficacité pour la réduction du volume sonore. Peut-être pas assez épais dans mon cas (2mm) ? Le noyage des voies avec du Dépron me semble être une solution bien plus efficace pour la voie C et finalement pas plus chronophage. Il faut dire aussi que les voies reposent sur des petites planches de contre-plaqué de 1cm d’épaisseur, je pense qu’il n’y a pas pire matériau pour les les réverbérations sonores…enfin c’est mon avis.
Prochaines étapes - que je me note pour ne pas oublier :
- “Attacher” les rails au liege avec un joint non silicone
- Isoler électriquement la gare cachée (rail central - « B » comme Bahnstrom). Compte tenu de l’accès limité à la gare cachée une fois tout installé, j’aimerais être en mesure de vérifier facilement/rapidement qu’un court-circuit provient de cette partie du réseau (ou pas) avant de m’exciter à tenter de résoudre péniblement un problème qui n’existe pas.
- Soigner le câblage avec des peignes a fils
- Installation des rampes vers le niveau 1 – c’est le gros dossier de ce réseau, car on est vraiment limite sur les pentes qui dépasseront les 4%…