Bonjour à tous, j’ouvre ici un sujet sur les dernières séries de vapeurs de la DB qui ont connu l’époque IV, jusqu’à la fin de l’ère de la vapeur (1977).
Voici les séries (j’espère ne pas en oublier):
BR 001: 1973
BR 01.10: devenues BR 011 pour les charbonnières en 1968: 1975
devenues BR 012 pour les mazoutières en 1968: 1975
BR 003: 1972
BR 018.3: 1969
BR 023: 1975
BR 038: 1972
BR 041: charbonnières :1971
mazoutières (ex-41) devenues BR 042 en 1968: 1977
BR 044: mazoutières devenues BR 043 en 1968: 1977
charbonnières: 1977
BR 050 à 053: 1977
BR 055: 1972
BR 057: 1970
BR 064: 1975
BR 078: 1974
BR 082: 1974
BR 086: 1974
BR 091: 1971
BR 094: 1974
BR 098.8: 1970
Voila en gros les séries que l’on peut voir sur les réseaux évoquant l’époque IVa.
Rhaaaaa … j’adore l’allure des machines de la DR avec le réchauffeur typique situé au-dessus de la porte de la boîte à fumée.
Ce détail mis à part, elle a été reproduite sous la référence 3315 / 3615 par Märklin dans les années 90. @anon66884504 en a présenté une récemment. Très beau modèle.
D’après mes recherches dans ce domaine, comme on parle de l’époque IV de la DB:
Les “Kriegsloks” (BR52) ont été mises hors service vers 1962 - > époque III
Les BR 50 simplifiées (BR 50 UK) ont été envoyées au chalumeau en 1968. → époque III
Les classes DB 050/051/052 de l’époque IV sont composées de BR50 de la DRG construites entre 1939 et 1941, plus quelques “nouvelles” constructions d’après-guerre.
Bonjour
Quelle différence faites-vous entre le mazout et le fuel ?
Le mazout n’est que l’équivalent en français du “fuel oil” anglo-saxon. Après, cela se décline en fonction des crus.
Le mazout des chaudières de particuliers est en fait du gazole (quelquefois appelé FOD = fuel oil domestique), la fraction la plus légère des fuels. De couleur rose, il se distingue du gazole routier de couleur ambrée. Mais c’est la même soupe, aux taxes fiscales près. Ce combustible/carburant est généralement (même obligatoirement de nos jours) désulfuré. Son pouvoir calorique est supérieur à celui du fuel lourd, mais il ne semble jamais avoir été utilisé sur locomotives en raison de son coût élevé.
Pour des raisons de coût donc, les locomotives étaient chauffées au fuel lourd n° 1, voire n° 2, plus visqueux et à réchauffer à la vapeur à près de 80°C (proche du point éclair) pour être pulvérisé par les brûleurs. Leur combustion non complète entraînait des dépôts bitumeux dans les tubes à fumées, ce qui nécessitait un ramonage régulier, le plus souvent au sable. Cela donnait ces magnifiques nuages de fumée noire très dense qui faisaient le bonheur des ménagères qui avaient mis du linge à sécher à proximité de la voie ferrée. Les tronçons de ligne où ces ramonages étaient autorisés étaient dûment répertoriées et devaient être impérativement respectés. L’avantage est que la combustion du fuel lourd n’émettait pas d’escarbilles, ce qui explique par exemple l’utilisation exclusive après-guerre de 141R fuel en région Méditerranée pour prévenir les incendies de forêt.
Pour mémoire et pour être complet, la Reichsbahn de RDA, pour répondre à la pénurie de charbon et au prix élevé exigé du grand frère russe pour le fuel, avait équipé certaines séries de locos vapeur (quelques rares 01, mais surtout des 44 et des 95) pour la chauffe au poussier de lignite. Mais les très mauvais rendements obtenus et la délicate tenue du feu ont relativement rapidement mis un terme à ce mode de chauffe.