La "Rue de Suède" revisitée en Marklin Digital

Bonjour a vous les amis,

Merci de vos visites régulières sur ce fil et de l’intérêt que vous portez à ce modeste projet.
Me voici de retour après quelques temps de flottement face à cette crise inédite que nous vivons. Il faut dire que tant mon épouse que moi-même sommes des patients à hauts risques. alors, on a beau faire attention, on reste sur nos gardes.

Merci à Vincent qui m’a expédié un colis pour que je puisse poursuivre les travaux dans le dépôt. Je ne sais pas quand il arrivera puisque la Poste fonctionne en mode encore plus dégradé qu’à son habitude, c’est dire !
Je te préviendrai dès qu’il sera arrivé.

En attendant, petite séance de patine sur l’un des wagons offerts par Pascal.

[size=200]Un wagon atelier pour le dépôt[/size]

Patine (wagons)

** Wagon atelier ] ● Épisode 250 - Trois wagons ont été offerts récemment à la compagnie, dont un wagon couvert type Gs 210 immatriculé à DB. Je vais le patiner pour en faire un wagon atelier destiné au service « Matériel et Traction ».**

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La compagnie belge « Les Robermonts » a offert récemment une locomotive et trois wagons, dont une citerne et deux wagons couverts. L’un d’eux est un Gs 210 immatriculé à la DB que je vais attribuer comme wagon atelier au service « Matériel et Traction ». J’ai déjà réalisé un wagon atelier pour mon service « Voie et Bâtiments », je vais donc m’en inspirer pour ce nouvel exemplaire. La base est un wagon Märklin 4410.


[size=85]Photo 1573 : un wagon couvert type Gs 210 immatriculé à la DB. Source : rail-pictures.com[/size]

Mise en peinture

La première étape consiste à réaliser les retouches de peinture. Tout au long de leur carrière laborieuse, les wagons de marchandises sont en effet entretenus, réparés et parfois repeints partiellement. Un wagon-atelier est souvent transformé sur la base d’un véhicule usagé et déclassé.


[size=85]Photo 1574 : Wagon couvert Gs 210 de la DB produit par Märklin, référence 4410., transformé en wagon atelier. Source : letraindemanu sur Canalblog.[/size]

Je démonte le wagon : caisse, châssis et essieux.

Avec de l’ombre brûlée diluée à l’alcool à 70°, je peins tous les renforts de caisse, les volets et leur mécanisme, ces endroits où s’accumulent les dépôts de crasse.


[size=85]Photo 1575 : Wagon couvert Gs 210 de la DB produit par Märklin, référence 4410., transformé en wagon atelier. Source : letraindemanu sur Canalblog.[/size]

Pour restituer cette usure et cette longévité, je vais donc réaliser des retouches, généralement par panneaux ou demi-panneaux. Pour ce faire, j’utilise mes habituelles peintures acryliques Pébéo : ocre-rouge, ombre naturelle, ombre brûlée,… Une petite noisette de chaque suffit. On les mélange aléatoirement puis j’ajoute quelques gouttes d’alcool à 70° pour la dilution. Attention, ces peintures foncent au séchage. Je repeins quelques panneaux.

**Jus crasse **

Lorsque ces retouches sont sèches, je passe une couche de mon «* jus crasse* ». Pour mémoire, mon jus crasse est le résidu de tous mes travaux de peinture précédents. Il est conservé dans un flacon en verre muni d’un couvercle hermétique, type pot de conserve. Il est largement dilué avec de l’alcool à 70°. Il faut bien attendre avant d’appliquer une éventuelle seconde couche car ce jus fonce beaucoup en séchant.

Décalcomanies

Je n’ai pas un grand choix de décalcomanies. Je vais donc apposer :

  • le sigle MT (Service du Matériel et Traction) issu de la référence Haxo Modèle 44097 ;

  • les mentions Wagon atelier et vitesse limitée 50km/h issues de la référence e CJ modèles 319.

Les décalcomanies sont découpées au ciseau fin puis trempées dans de l’eau distillée. C’est fragile et très petit, donc pas facile à apposer. Il faut travailler avec de petites pinces pour le positionnement puis appliquées au coton-tige.

On laisse sécher 24 heures.

Ces marquages étant trop propres, j’applique ensuite une couche de jus crasse sur ceux-ci pour les vieillir.


[size=85]Photo 1576 : Wagon couvert Gs 210 de la DB produit par Märklin, référence 4410., transformé en wagon atelier. Source : letraindemanu sur Canalblog.[/size]

Le châssis

Il reçoit une première couche de jus crasse.

Puis une application de terre à décor (TAD) rouge-brique sur les lames de ressort et les boisseaux de tampons.

Application de TAD ocre claire sur l’ensemble du châssis suivie d’une application de TAD noir poussière. Le tout est fixé par un voile de vernis mat en bombe. Le vernis peut avoir pour effet d’atténuer la patine à la TAD. Rien de grave, il suffit de recommencer l’opération.

Les roues

Les flancs de roues reçoivent deux couches de jus crasse.

Le wagon est ensuite remonté. J’ai déposé les attelages d’origine et envisage des attelages à choquelle pour ce wagon prévu pour décorer le futur dépôt.



[size=85]Photos 1577 et 1578 : le wagon couvert Gs 210 de la DB produit par Märklin, référence 4410, transformé en wagon atelier, prend la pose dans ZI Nord. Source : letraindemanu sur Canalblog.[/size]

Voilà un sympathique wagon qui pourra décorer mon futur dépôt.

Emmanuel

Bonjour,

Ravi d’avoir de tes nouvelles.
Et comme toujours, un régal de voir tes explications sur tes travaux toujours aussi bien réalisé!

j’espère que tu recevra rapidement ce colis.

bien à toi !

André

Bonjour Manu,
Toujours un plaisir de voir ta technique de vieillissement.
Bonne continuation
Sincèrement Mark

[size=200]Ambiance inédite pour le 3ème anniversaire du blog : soutenons nos commerces[/size]

Édito

** Anniversaire ] ● Épisode 253 - En ce 1er avril 2020, le blog « letraindemanu » fête son 3ème anniversaire dans une période tourmentée par l’épidémie de coronavirus et le confinement qu’elle implique. **

Pour agrémenter votre lecture en musique, activez le lecteur ci-dessous :

letraindemanu logo édito 01.jpg

Alors que le monde entier et notre pays en particulier traversent une crise sanitaire meurtrière sans précédent depuis un siècle qui nous oblige à nous calfeutrer dans nos antres, le blog fête ses trois ans d’existence et entame déjà sa quatrième saison. Un anniversaire dans un contexte inédit puisque un tiers des humains est confiné à domicile, seulement dérogé pour quelques courses indispensables à sa survie. Alors que ce billet annuel est généralement l’occasion festive d’évoquer la belle fréquentation de ce site et de faire le bilan de mes travaux, épidémie de coronavirus oblige, je vous invite cette année à soutenir nos commerçants préférés.

**Une crise sans précédent aussi pour nos artisans **

Les ferroviphiles ont la chance incroyable de pouvoir se réfugier dans un monde imaginaire sain exempt de tout virus : leur réseau de trains miniatures. Qu’il s’agisse d’un grand réseau dans un sous-sol, d’une belle installation dans un grenier ou d’un modeste diorama dans notre salon, la plupart des modélistes se sont réfugiés dans leur univers uchronique pour s’évader de cette situation exceptionnelle. Nos réseaux sociaux s’affolent de publications de toute sorte prouvant que même les ferroviphiles en sommeil se sont brutalement réveillés pour se remettre à l’ouvrage.

Si nous nous replongeons légitimement et avec délectation dans notre monde miniature idéalisé, certains professionnels anticipent les prochaines semaines, voire les prochains mois, avec une grande inquiétude économique. J’évoque bien-sûr ici nos artisans créateurs évoluant dans le segment d’activité de notre passion. Car si la plupart d’entre nous sommes, en tant que salariés, fonctionnaires ou pensionnés, à peu près préservés socialement de cette crise sanitaire, il en est tout autrement de nos micro-entreprises. Entre les risques de pénurie de matières premières, les difficultés d’acheminement et des opérateurs de livraisons fluctuants, nos artisans sont réellement menacés, d’autant qu’ils exercent dans un secteur économique de loisir et donc non prioritaire.

La plupart poursuivent leurs activités du mieux qu’ils peuvent en fonction de leurs approvisionnements et survivent grâce à leurs ventes internet soumises aux aléas des livreurs : les points relais, souvent dans des commerces non alimentaires, sont fermés et la Poste, fidèle à sa médiocrité, à déserté face à l’ennemi en fermant ses bureaux depuis une semaine comme c’était le cas à Noisy-le-Sec récemment. Comme je l’écrivais déjà en 2018, cette pitoyable et malhonnête entreprise est une honte nationale ! J’assume pleinement mes écrits !

Nos distributeurs sont tout autant inquiets. Tous ont du fermer boutique pour répondre à l’injonction gouvernementale et préserver leur santé. Eux aussi ne survivent que de leur activité de vente par correspondance avec les mêmes aléas de livraisons. Sans oublier l’annulation de tous nos rassemblements festifs et autres expositions qui sont autant de ventes en moins pour nos petites structures commerciales.

Alors que depuis quelques années nous pouvions nous réjouir d’une redynamisation de notre offre artisanale, il est à craindre que ces acteurs économiques fragiles ne survivront pas tous à cette crise hors norme. Il nous incombe donc de soutenir nos petits distributeurs et nos artisans si nous souhaitons voir perdurer leur activité et profiter encore longtemps de leurs productions originales et de grande qualité. Les grandes marques internationales ont des capacités financières qui leur permettront de surmonter cette situation inédite. Pas nos artisans.

Sans doute conviendra-t-il de repenser notre budget ferroviaire dans les toutes prochaines semaines et de privilégier nos achats à venir chez ces fournisseurs. Vous souhaitiez acheter une remise Faller ? Achetons plutôt une jolie remise Cites miniatures. Vous envisagiez un immeuble Kibri pour compléter votre rue ? Optons pour un bel immeuble Architecture & Passion. Vous pensiez acquerir une nouvelle locomotive à vapeur Roco ou Hornby ? Pourquoi ne pas profiter de cette occasion pour nous lancer dans un kit simple Est-Modeles ? Vous avez besoin de nouveaux lampadaires ? Oublions Ali-Baba et adressons-nous à Lapierre Modélisme. Vous aviez besoin de rails ? Oublions le grossiste allemand aux prix imbattables pour sauver le peu de détaillants qui nous restent ! Bref, re-orientons notre pouvoir d’achat vers nos enseignes hexagonales et nos distributeurs locaux. Je ne peux bien-sûr pas tous les citer dans ce billet mais vous en trouverez une liste assez complète dans la colonne de droite du présent site. N’hésitez pas à les contacter pour vos futurs travaux. Vous y trouverez des commerçants soucieux de leur clientèle et avec un service client réactif.

Le milieu ferroviphile est généralement un microcosme de solidarité, comme peut en témoigner Manon sur le forum LR Presse ou moi-même sur le forum 3Rails. Nul doute que nous saurons épauler nos fournisseurs tricolores dans cette crise historique. Et dans quelques mois, l’épidémie éloignée, nous serons fiers d’avoir sauvé nos artisans et de retrouver leurs belles productions.

Ils comptent sur nous, que nous ayons un petit budget ou des finances plus confortables. Si nous n’avons pas déjà tout dépensé en pâtes ou en papier-toilette.

L’abolition du made in China ?

Cette crise mondiale historique aura peut-être aussi, et je l’espère, le mérite de nous obliger à reconsidérer notre société ultra-consumériste, remettre en cause notre mode de consommation destructeur pour l’environnement et dévastateur au plan social : 25% de pollution mondiale en moins depuis que la Chine est à l’arrêt, les eaux de Venise qui deviennent translucides ou le ciel bleu azur de l’agglomération parisienne peuvent sans aucun doute nous inviter à plus de pondération dans nos achats compulsifs souvent inutiles. Voila qui devrait nous amener à repenser notre société en envisageant une économie plus responsable, plus durable et moins énergivore. C’est valable pour nos petits trains, tous fabriqués chez nos amis chinois, comme pour nos textiles et nos médicaments.

Sinon, c’est que nous n’avons rien compris !

D’ailleurs, les récentes publications de mes amis modélistes sur les réseaux sociaux le prouvent : Si chacun s’est relancé dans notre passion commune, très vite, au gré des vagues de confinement, beaucoup se sont retrouvés face à une évidence : la pénurie de matière première ! Les grandes surfaces de bricolage fermées nous confrontent à une réalité : nous sommes de grands consommateurs de produits en tout genre et nous rendent totalement dépendants. Quel paradoxe alors que le modélisme est justement l’art de créer et d’inventer. Depuis quelques jours donc, nous nous apercevons que l’on peut faire du modélisme avec finalement peu de choses : un bout de bois, un morceau de carton et trois fois rien permettent de construire un bâtiment, créer un paysage et de se satisfaire de ce minimalisme imposé.

Certains compteurs de rivets trouveront sans doute de l’amertume à sombrer dans un tel " miséramodélisme ", eux qui sont habitués à une perfection idéalisée voire luxueuse. Pour autant, malgré cette crise anxiogène, je me régale de trouver encore des ressources afin de poursuivre l’oeuvre débutée il y a trois ans, avec des moyens encore plus contraints. C’est dire ! Mais on y arrive malgré tout avec un peu de persévérence et d’ingéniosité. Je ne serais d’ailleurs pas surpris d’apercevoir d’ici peu des réalisations " Made in confinement " faites de bric et de broc et surtout de beaucoup de débrouille. Du vrai modélisme en somme.

Une belle fréquentation sur le blog

Je conclurai ce billet anniversaire sur une note optimiste en vous remerciant de votre fidélité sur ces pages.

Depuis sa création, le blog enregistre un beau trafic grâce à son excellent référencement sur les moteurs de recherches. Il a reçu 181 500 visiteurs francophones (dont 77 000 les douze derniers mois) venus des six continents qui ont parcourus 306 500 pages (dont 117 000 pages cette dernière année). 60% des connexions ont une origine française et 40% sont des visiteurs étrangers, d’Europe en particulier. La Belgique est largement représentée dans ce panel, suivie par la Suisse, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, la Grèce et les pays d’Europe de l’Est y compris la Russie. Plus surprenant, on note des connexions ultra-marines ou plus lointaines : Indonésie, Brésil, Canada, États-Unis, Costa-Rica, Malaisie,… Grâce à vous, le blog Letraindemanu contribue modestement au rayonnement international de notre passion.

En cette période particulièrement difficile marquée par les déserteurs de La Poste (qui prouvent définitivement qu’ils ne sont plus un service public) et par l’incompétence criminelle de nos gouvernants, j’adresse mes plus sincères et confraternelles amitiés à tous les personnels soignants et agents hospitaliers, tous courageusement montés au front pour combattre sans arme ni munition ce mal invisible qu’est le coronavirus (CoVid19). Outre les soignants, nous pouvons aussi en profiter pour remercier les sapeurs-pompiers partis en première ligne ; les policiers et gendarmes qui maintiennent un minimum d’ordre dans notre pays délabré ; les routiers, caissières et logisticiens qui assurent l’approvisionnement essentiel à notre survie et les éboueurs qui évitent que notre pays ne se transforme en une vaste décharge. Tous, et j’en oublie, méritent à la fois notre respect et notre admiration face à l’abnégation dont ils font preuve en cette période tourmentée et dangereuse. J’aurai enfin une pensée toute particulière pour nos amis Italiens et Espagnols durement frappés par cette épidémie.

[size=150]**Prenez soin de vous et de vos proches.

RESTEZ CHEZ VOUS !
**[/size]
Emmanuel

Bonjour Manu,

Eh bien je te connaissais déjà un grand talent quant au modélisme ferroviaire, mais je vois que tu es aussi un artiste de la plume… Un grand merci pour ces lignes… Si je peux, sans trop partir dans le HS revenir sur tes mots, il y a eu un avant Covid 19, il y aura un après. Quant à espérer que la vision humaine que ce soit d’un point de vue environnemental ou économique change, j’ai malheureusement des doutes. C’est un peu comme le Champagne qui coule à flots le 31.12, les “bonne année, bonne santé et tout de bon” du 01.01, tout ça pour se rendre compte que le 02.01, tout reprend son cours “normal”. L’homme au cours de l’histoire a montré sa grande amnésie hypocrite et égoïste face aux évènements du passé, guerre, révolutions sociales etc. Qui se souviendra de ce désastre lié au Covid 19, n’ayons pas peur des mots, dans un an…? Je passe pour un crétin, un François Pignon face à certaines personnes, collègues ou autres de par ce hobbie du modélisme, mais maintenant plus que jamais, ça me permet de m’évader et rêver, de me dire aussi qu’au moment de la retraite, j’aurai de quoi rêver encore et encore pour ne pas finir dans un fauteuil à regarder en boucle les épisodes de l’Inspecteur Derrick en mangeant mon bouillon de poule…

Pour enfin en revenir au forum, j’espère que ça restera bon enfant comme ça l’est, avec de l’humilité et du partage. Pas mal d’entre vous m’ont donné des coups de pouce et conseils car nul n’est prophète en son pays et j’ai beaucoup de choses à apprendre de vous. Je suis tombé récemment sur un autre forum pour chercher des infos à propos des voitures UIC, là-bas, pour comparer les modèles proposés par les fabricants / modèles réels, certains vont jusqu’à monter sur le toit des voitures pour mesurer. Euh… what else ? Où est l’âme d’enfant, le plaisir ?

Sur ces mots, Manu, j’espère ne pas avoir étouffé ton post. Encore bravo pour tout.

Manu

Manu FR, Manu CH ,
Vous vous exprimez d’or.

Bonjour Manu,

Excellents articles et toujours un plaisir à lire :cheers:

Bonne continuation,
Yoan

Bonjour Manu,

Concernant l’après-virus, comme toi, je crains que la phase post-confinement soit une période de grande débauche consumériste. Notre air pur ne sera alors plus qu’un lointain souvenir. Bon, on verra bien.
Pour ce qui est de nos réseaux sociaux et autres forums, il est vrai que sur certains sites quelques modélistes sont de vrais pinailleurs. Mais, comme ces gens sont très exigeants et pointilleux, ils s’intéressent peu à mes travaux qu’ils jugeront trop basiques et pas assez détaillés. mais il n’y a pas que les forums ! Sur certains groupes FB aussi on a quelques numéros avec parfois (fort heureusement, ce sont des cas isolés) des administrateurs particulièrement rigides et imbus de leur personne. Etant membre d’une centaine de groupes, j’avoue ne pas trop prêter attention à ces petits Kapos.

Bon, sur ce, il est temps de retourner au taf…

merci de tes visites régulières.

Manu

Bonjour les amis,

Merci de votre intérêt pour ce sujet.

Aujourd’hui, poursuite des travaux dans l’aménagement de ZI Nord.

[size=200]Une caserne de pompiers dans la zone industrielle[/size]

Environnement civil

** Bâtiments administratifs ] ● Épisode 254 - Les sapeurs-pompiers s’installent dans la ZI Nord avec l’implantation d’un centre de première intervention. Préparation du terrain.**

Depuis plusieurs mois, je réfléchissais à l’aménagement du premier plan de la ZI Nord en ayant la contrainte majeure de la hauteur, avec deux enjeux : un aspect logistique en évitant tout décor susceptible de gêner les mouvements voire d’être cassé lors de futures manipulations. Ensuite un aspect visuel avec un bâtiment trop haut qui masquerait le second plan, dont l’abri de quai. J’ai donc décidé d’implanter une caserne de pompiers sur la base d’un simple petit hangar " *fait maison *". Commençons par préparer le terrain.

Le terrain

Il jouxte la partie gauche de La Rue du Martyr du chat, face à l’entreprise Laure Noirt.


[size=85]Photo 1594 : la rue du Martyr du chat dans la Zone Industrielle Nord. Source : letraindemanu sur canalblog.[/size]

Tant la rue que la voie sont en biais. D’une largeur de 27 (sur le devant) à 29 cm (au fond), la profondeur varie de 14 (à droite) à 9 cm (à gauche).


[size=85]Photo 1595 : Le terrain à bâtir disponible pour la future caserne de pompiers dans ZI Nord. Source : letraindemanu sur Canalblog.[/size]

La cour de la caserne est confectionnée dans une chute de Carton-Plume® (original de Canson) pelée sur une face et peinte en gris avec de la peinture acrylique Pébéo. Une fois sèche, la plaque est fixée à la colle vinylique, en laissant un espace d’une allumette entre la cour et la voirie déjà en place, puis mise sous presse avec des boites de conserve. En cette période de confinement, on n’en manque pas ! Ne pas oublier d’intercaler un carton pour ne pas abîmer la mousse.



[size=85]Photos 1596 et 1597 : Préparation et collage du carton-plume canson. Sorce : letraindemanu sur Canalblog.[/size]

Clôtures latérales

Etant situé juste en face de l’entreprise Laure Noirt qui dispose déjà de clôtures en bois, je souhaitais travailler avec cette matière naturelle tout en variant le type de palissade. La clôture est donc simplement réalisée avec des allumettes dont le bout soufré a été coupé. Avec une goutte de colle cyanoacrylate Colle 21, je regroupe ces allumettes par grappes de cinq. Puis les grappes les unes aux autres. Une fois la longueur désirée obtenue, j’applique sur les deux faces un mélange (25% de chaque) de colle vinylique + eau + alcool à 70° + peinture " ombre brûlée ". Cette dilution renforce le collage tout en teintant le bois. Après séchage, la palissade est collée à sa base avec un peu de colle cyanoacrylate entre la cour et la route. Étant assez haute, des étais, en bois également, renforcent sa stabilité.



[size=85]Photos 1598 et 1599 : Installation de la clôture en bois à base d’allumettes. Source : letraindemanu sur Canalblog. [/size]

Piste

Je profite de l’implantation de la cour de la caserne pour créer la piste qui longe la voie. Située derrière le futur bâtiment, il est plus facile de le faire avant que la caserne ne soit édifiée. Je saupoudre une bande de terre naturelle le long du ballast, puis une bande de sable naturel très fin. Le tout est ensuite humidifié avec un peu d’eau déposée en goutte à goutte avec une aiguille intramusculaire. Deuxième passage avec un mélange eau + colle vinylique + une goutte de lave-vaisselle. On laisse sécher.



[size=85]Photos 1600 et 1601 : Création de la piste derrière le futur bâtiment. Source : letraindemanu sur Canalblog.[/size]

Végétation

La zone herbeuse est tout d’abord délimitée. De la terre naturelle est saupoudrée puis humidifiée.

Dans un tapis d’herbes MBR 55-0013, je déchire de petits morceaux. Après les avoir encollés avec de la colle vinylique pure, je les applique sur la terre en veillant à bien en disposer tout autour des étais de la palissade. J’incorpore quelques buissons MBR 50-5007 que j’avais déjà disposé près de ma première cabille d’aiguillage.

Avec une aiguille intramusculaire montée sur une seringue, je coule un mélange de colle vinylique diluée à la racine de tous ces végétaux. On laisse sécher une journée.

…/…

…/…

Clôture arrière

je souhaitais une clôture arrière qui ne soit pas occultante pour ne pas masquer le quai. La clôture arrière est un simple tulle de robe de mariée, peint en vert et collé à la colle cyanoacrylate sur trois allumettes. J’avais déjà utilisé ce tulle pour le portail de l’entreprise STPM.

Décoration avant

Sur le devant du futur bâtiment, des graviers peints en blanc de titane sont disposés entre la rue virtuelle et l’édifice à venir. Ce type de décoration est assez fréquente notamment dans le sud du pays.



[size=85]Photos 1602 et 1603 : la végétation et la clôture du fond à côté de la future caserne des pompiers. Source : letraindemanu sur Canalblog.[/size]

Le terrain est désormais prêt à recevoir la future caserne des pompiers. Pendant ce temps, la gendarmerie verbalise un Marcillais qui n’a pas respecté les obligations du confinement.


[size=85]Photo 1604 : La gendarmerie verbalise dans la zone industrielle. Source : letraindemanu sur Canalblog.[/size]

A suivre : la construction de la caserne

Emmanuel

Bonsoir Manu,

Toujours de l’or dans les doigts à ce que je vois :wink: Les nuances de couleurs de la palissade sont saisissantes :open_mouth: :open_mouth:

Très chouette ta palissade et belles photos :smiley:

Bonjour Manu et Philippe,

Pour les couleurs de la palissade, j’ai juste peint avec de l’Ombre brûlée diluée à avec de la colle blanche, de l’eau et de l’alcool à 70° (25% de chaque). Les traces blanchâtre sont la conséquence heureuse des vapeurs de cyanoacrylate de la de pose des renforts et des étais. Le résultat me plait bien.

[size=200]Construction de la caserne de pompiers[/size]

Environnement civil

** Bâtiments administratifs ] - Épisode 256 - Après les travaux de terrassement préparatoires, je construis les bâtiments du centre de première intervention avec une remise qui hébergera les engins de sapeurs-pompiers et un hangar pour le petit matériel. Le tout en fabrication « Home made ».**

Logo astuce.png

Ancien sapeur-pompier volontaire de province, je souhaitais reproduire un centre de secours sur mon réseau. Le caractère modeste de celui-ci m’a incité à reproduire plus précisément un CPI, centre de première intervention, plus faiblement armé et donc plus en adéquation avec ma zone industrielle. Je vous invite à lire l’article du 23 novembre 2018 qui traitait de la bonne représentation des sapeurs-pompiers sur nos réseaux (épisode 189).

Dans l’épisode précédent, j’ai réalisé le terrassement, bitumé la cour, installé les premières clôtures et implanté un peu de végétation. Ce centre de première intervention sera donc composé de deux bâtiments “home made” : une remise à trois stalles pour accueillir trois véhicules et une hangar pour ranger les petits matériels, les tenues d’intervention,…


[size=85]Photo 1605 : La cour de la future caserne de pompiers dans ZI Nord. source : letraindemanu sur Canalblog.[/size]

Tout en matériel de récupération

La remise à véhicules est un édifice assez simple à construire. Je vais la fabriquer de toutes pièces sur la base de matériaux de récupération précieusement conservés dans mes boites à rebuts (Une boite pour les rebuts d’origine maquettes en plastique et une boite pour les rebuts de maquettes en bois et carton. Cette dernière a le plus d’intérêt car ces matériaux sont plus faciles à travailler avec un simple outillage de base). C’est un principe en modélisme : on ne jette rien !

Les murs latéraux sont en MDF de 3mm, issus d’une chute de ma remise à locomotives Cités miniatures (en cours de construction elle aussi). La longueur du mur (donc la profondeur du bâtiment) est de 7 cm. Avec la scie à chantourner, je découpe un toit légèrement en pente : 45 mm au fond et 40 mm en façade.

Le mur du fond et la façade sont taillés dans un bois léger issu d’une ancienne boite à fromage. Dans la façade, je découpe au cutter trois entrées pour les véhicules d’une hauteur utile de 30 mm. La largeur de chaque ouvrant est de 30 mm pour les deux stalles de gauche et 35 mm pour la stalle de droite.

Ces quatre murs sont collés à la colle cyanoacrylate de marque Colle 21. C’est solide.



[size=85]Photos 1606 à 1607 : Construction du centre de première intervention de la zone industrielle. Source : letraindemanu sur Canalblog.[/size]

Peinture

Je passe au rouleau mousse plusieurs couches de Gesso blanc qui me sert d’apprêt. Un ponçage à grains fins est réalisé entre chaque couche.

Initialement, j’envisageais une peinture ocre claire pour rappeler la teinte de l’abri de quai. Les résultats ne m’ont pas donné satisfaction et j’ai finalement opté pour un gris clair.

Renfort de toiture

Dans une chute de carton épais, je découpe un cadre de 5 mm de largeur que je pose sur le dessus des murs. Ce cadre va servir à consolider la future toiture.

Pierres d’angles

Les pierres d’angle sont simplement découpées dans une chute de carton issue de mon Hôtel du Nord de chez Architecture & Passion. Il faut juste faire attention pour que les tranches soient blanches. Les pierres sont simplement tracées avec le dos d’une lame de cutter et foncées avec un coup de crayon à papier.


[size=85]Photo 1608 : Construction du centre de première intervention de la zone industrielle. Source : letraindemanu sur Canalblog.[/size]

Toiture et rideaux métalliques

La toiture est découpée dans un carton ondulé gris acheté en rayon arts graphiques chez Truffaut. J’avais déjà utilisé ce produit pour les toitures des bâtiments de l’entreprise Laure Noirt. Cette toiture reçoit un jus d’ombre naturelle pour la salir et la ternir.

Je fais de même pour les rideaux métalliques dont la hauteur d’ouverture est calculée par rapport aux futurs véhicules afin de varier le visuel. Si un rideau est posé maladroitement légèrement en biais, pas de panique : dans la réalité aussi, certains rideaux sont parfois un peu de travers. Une gouttière d’un ancien kit ABE a été posée.

La toiture, les rideaux et la gouttière sont collés à la colle cyanoacrylate Colle 21.



[size=85]Photos 1609 et 1610 : La remise pour les trois véhicules de sapeurs-pompiers. Source : letraindemanu sur Canalblog.[/size]

Le bâtiment peut maintenant trouver place dans la cour qui lui est dédiée.

Il est prêt à recevoir les futurs véhicules qui armeront ce centre de première intervention.




[size=85]Photo 1611 à 1613 : Le centre de première intervention dans la zone industrielle. Il ne manquent plus que les véhicules de sapeurs-pompiers. Source : letraindemanu sur Canalblog.[/size]

[size=150]…/…[/size]

…/…

**Le hangar **

La encore, il est construit intégralement avec des chutes de précédentes maquettes.

Les murs pignons sont taillés dans des chutes vertes de mon Hôtel du Nord. Les façades et les armatures en béton sont issues de chutes de grappes de mes cabines d’aiguillage. Ces dernières ont un atout majeur : leur verso est autocollant, ce qui est particulièrement pratique pour réaliser le cadre de la porte d’entrée. les autres pièces sont collées à la colle blanche déposée au pinceau fin.


[size=85]Photo 1614 : Construction du hangar des pompiers avec uniquement des pièces de récupération. Source : letraindemanu sur Canalblog.[/size]

Les angles intérieurs ont été renforcés par des allumettes dont le bout soufré a été retiré. Des morceaux de carton ont été collés entre les murs pignons pour supporter la future toiture. La toiture est réalisé avec une chute de carton ondulé d’une ancienne maquette.

Le batiment, tout en carton, ne sera pas peint puisqu’il est censé être tout neuf. Avant sa pose définitive, je travaillerai avec un peu de terre à décor.



[size=85]Photos 1615 et 1616 : Les bâtiments des sapeurs-pompiers ont été construits dans la zone industrielle Nord. Source : letraindemanu sur Canalblog.[/size]

Nul doute que le maire de la commune s’exprimera rapidement sur ces nouveaux équipements administratifs, probablement à l’occasion de la prochaine livraison des véhicules d’intervention.

Emmanuel

Bonsoir Manu,

Je te lis avec intérêt : c’est magnifique. Bonne continuation et bon amusement

Bonjour Pascal

Merci pour ton appréciation. Venant d’un grand maître es atmosphere, cest un joli compliment.

J’espère que toute ta petite tribu se porte bien. Prenez soin de vous

Manu

Salut Manu,

Colis pas arrivé ?

Vincent

Bonjour Vincent,

Ton colis est arrivé ce matin. Merci beaucoup, c’est gentil. Ca va permettre de poursuivre les travaux dans le dépôt.
J’espère que toute ta petite famille va bien. Si j’ai bien suivi, ces derniers jours tu es au chômage partiel, donc avancées sur tes réseaux.
Prenez soin de vous…

[size=200]Inauguration de la nouvelle caserne de pompiers[/size]

Histoire fictive

** Reportage fictif ] ● Episode 257 - Les Marcillais ont assisté ce matin à l’inauguration du nouveau centre de première intervention dans la ZI Nord en présence de nombreuses personnalités. Ce nouvel équipement municipal est l’aboutissement d’un partenariat efficace entre la Compagnie Industrielle et Commerciale et les interlocuteurs institutionnels de la région. **

Les Marcillaises et Marcillais étaient venus nombreux pour assister à l’inauguration du tout nouveau centre de première intervention (CPI) de la ZI Nord. Ce nouvel équipement municipal était en effet très attendu par la population habitant ou travaillant dans cette zone industrielle en plein essor depuis plusieurs années.

[size=85]Photo 1617 : Inauguration de la nouvelle caserne de pompiers dans la ZI Nord. Source : letraindemanu sur Canalblog.
Photo 1818 : Couverture fictive de la revue Objectif Rail. Source : letraindemanu sur Canalblog.[/size]

Laurent Grivoire, le maire de Marcilly qui a piloté ce projet depuis cinq ans, s’est félicité de l’heureuse conclusion de ce dossier « passionnant mais compliqué en raison du nombres d’acteurs engagés dans sa concrétisation ». C’est en effet un partenariat entre la Compagnie Industrielle et Commerciale (CIC), la compagnie ferroviaire qui dessert ce bassin d’emploi, la municipalité, le département et le service départemental de lutte contre l’Incendie qui a permis la construction de ce CPI qui renforce le maillage territorial.

« Lorsque le directeur de la CIC m’a soumis ce projet en début de mandat j’y ai immédiatement souscrit car le maire est le garant de la sécurité publique et de la sécurité civile sur sa commune » rappelle l’édile très acclamé. « Il convenait donc de renforcer les moyens de secours dans cette zone économique où cohabitent des entreprises à risques industriels et des immeubles d’habitation ».

La CIC a donc offert à la commune le terrain qui longe les voies de la gare ZI Nord, juste en face de l’entreprise Laure Noirt. La commune a financé le terrassement du site et le hangar à matériel, le département payé la construction de la remise à véhicules et le service départemental de lutte contre l’incendie fourni les trois véhicules d’intervention livrés il y a seulement quelques jours.

Trois nouveaux véhicules de secours

Le CPI, qui fonctionne avec un effectif de seize pompiers tous volontaires, est ainsi doté de trois véhicules : un fourgon-pompe tonne léger (FPTl) sur base d’un Saviem SG3, une ambulance Citroën ID 19 break et un véhicule tout usage (VTU) sur base d’une 2cv Citroën.


[size=85]Photo 1619 : Véhicules d’interventions du Centre de Première Intervention (CPI) de ZI Nord. Source : letraindemanu sur Canalblog.[/size]

« Si la camionnette est un véhicule déjà ancien muté d’un centre de secours, l’engin-pompe et l’ambulance sont des véhicules neufs » tient à préciser le préfet. « Avec cet armement, les effectifs du centre disposeront de moyens modernes pour répondre efficacement aux urgences émanent de la population. La dotation d’une ambulance est apparue nécessaire alors que les missions des sapeurs-pompiers se diversifient et qu’ils sont de plus en plus sollicités pour du premier secours à personne » poursuit le représentant de l’État.

De nouveaux aménagements paysagers

A l’occasion de cette inauguration, le maire a tenu à remercier le service municipal des espaces verts pour l’aménagement paysager autour du centre de première intervention, inspiré d’un parc existant réellement en Seine-Saint-Denis.




[size=85]Photos 1620 à 1623 : Les nouveaux espaces verts à proximité de la caserne des pompiers. Source : letraindemanu sur Canalblog.[/size]

Avancée des travaux dans le dépôt

Nous avons profité de cet évènement pour en savoir plus sur l’avancée des travaux dans le dépôt. Le directeur de la compagnie nous a informés que la remise était en cours de construction. « La construction de la remise à locomotive a bien progressé. Bâtiment principal du site, c’est un bel édifice » se réjouit ainsi celui qui a repris les rênes de la compagnie depuis avril 1957. « Nous sommes encore en attente d’aiguillages. Une compagnie bretonne nous en a expédiés il y a quelques jours. Ils devraient arriver d’ici peu, ce qui permettra de poursuivre les travaux dans le dépôt » conclu-t-il de façon optimiste.


[size=85]Photo 1624 : La remise à locomotive en faible profondeur proposée par Cités miniatures est en cours de construction. Source : letraindemanu sur Canalblog[/size]

Avec l’inauguration de la nouvelle caserne de pompiers, le maire a réussi là un coup d’éclat à seulement quelques mois du prochain scrutin municipal.

De notre envoyé spécial dans le Marcillais

[size=85]**Références des véhicules des sapeurs-pompiers : **

  • Citroên 2cv 1961 : marque Brekina distribué par SAI, référence 2048.2
  • Citroën ID 19 ambulance 1963 pompier de Cavalaire : marque Norev
  • Fourgon-pompe Saviem SG3 : marque Igra distribué par SAI, référence 818

Les gyrophares bleus, apparus en 1974, sont ici anachroniques. Ils devraient être oranges. La rampe du fourgon est également anachronique, ces dispositifs ayant été lancés dans les années 80.[/size]