La "Rue de Suède" revisitée en Marklin Digital

[size=200]Une usine en bas-relief pour fond de décor [Cités miniatures][/size]

Bâtiments industriels

** Décor ] ● Épisode 220 - Poursuite des travaux sur le fond de décor avec la construction d’une nouvelle usine. Il s’agit d’un kit en laser-cut proposé par l’artisan « Cités Miniatures » en briques creuses et toiture avec verrière.**

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J’ai eu l’occasion de découvrir les maquettes « Cités miniatures » avec le montage de deux cabines d’aiguillage (voir épisodes 168, 170 & 193) et j’avoue avoir été séduit tant par la qualité du produit que par le résultat obtenu [1]. Je me lance donc sur une maquette de la même marque mais un peu plus complexe.

Une nouvelle entreprise dans la zone industrielle

La référence BV 001-HO est une maquette en bas-relief pour le fond de décor et existe en deux versions : avec ou sans porte. J’ai choisi le modèle avec portes (une porte piéton sur la gauche et un portail de hangar sur la droite). Ce bâtiment peut représenter une petite usine ou un entrepôt et recevoir de nombreuses activités. Il est assez passe-partout tant géographiquement que temporellement et conviendra donc au plus grand nombre. Sa taille raisonnable permet de l’implanter y compris sur les réseaux modestes, des dioramas et est très appropriée au fond de décor d’un réseau étagère type tour de pièce.

La Société de Travaux Publics et de Maintenance (STPM) [2] dispose de deux voies dans la zone industrielle. Elle s’y fait délivrer de nombreux matériaux (briques, parpaings,sable, graviers, bois de toutes sortes,…) et matériels (petits engins, compresseurs,…) qui justifient une grande diversité de wagons et de cargaisons.



[size=85]Photos 1282 et 1283 : Le kit usine en bas-relief BV 001-HO proposé par Cités miniatures. Source : letraindemanu sur Canalblog.[/size]

Démarrage dubitatif : SAV réactif

Le kit est proprement ensaché, les pièces les plus fragiles étant protégées. Des inscriptions manuscrites rappellent que certaines pièces sont autocollantes.

Je l’avoue, j’ai été un peu déconcerté pour le démarrage ne comprenant pas bien l’assemblage de ces pièces de structure (socle, plafond, fond haut, fond bas et murs pignons). Toute erreur à cette première étape pouvant s’avérer fatale pour la suite, j’ai donc pris contact par mail avec Cités miniatures pour avoir des précisions. Philippe Coquet m’a répondu très rapidement dans la journée en m’adressant une photo grand format de cette étape et une notice réactualisée. Un SAV sérieux, efficace et rassurant qui mérite d’être souligné.

Assemblage de la structure

● A cette étape, assemblage des pièces suivantes (Photos 1282 à 1286) : socle, fond bas, plafond, fond haut et mur pignon gauche. A noter que le mur pignon gauche n’est pas gravé contrairement au mur pignon droit. Cette précision vous évitera de chercher, comme je l’ai fait, des pièces que je croyais avoir perdues et qui en fait n’existent pas. Les collages se font à la colle à bois prise rapide pour permettre un positionnement précis des pièces. Les pièces sont identifiées par le fabriquant. Le socle et le plafond sont des pièces évidées dans cette série.

Il faut s’imprégner du bâtiment en faisant des tests à blanc. Le socle est posé sur le plan de travail, les parties échancrées sur le devant. La petite porte à gauche et le portail à droite (pour la version avec portes). Le mur pignon gauche, posé au sol, est collé au socle. C’est la tranche gauche du socle qui est collée sur la face interne du mur. L’angle arrière gauche est le repère de positionnement. En effet, en raison de la porte, l’angle avant gauche n’est pas aligné (petite échancrure du socle).

La pièce " fond bas " se pose sur le socle et est collée par sa tranche. Sa tranche gauche est collée au mur gauche.

La pièce " plafond " est collée sur la tranche supérieure de la pièce " fond bas ". Son angle avant gauche se positionne juste sous la pente du mur gauche. L’équerrage est vérifié au pied à coulisse.

La pièce " fond haut " est collée sur le plafond.

Cet assemblage représente la pièce " A "




[size=85]Photos 1284 à 1286 : Montage des pièces de structure. Source : letraindemanu sur Canalblog.[/size]

● A cette étape,* on vérifie le bon positionnement des pièces. *

L’ensemble est posé sur le dos. La pièce "* mur droit* " est calé à son emplacement et la pièce " façade avant " est simplement posée (non collée). A noter que la hauteur de la façade est supérieure à la hauteur avant des murs pignons.


[size=85]Photo 1287 : Pose provisoire du mur pignon droit et de la facade. Mise en situation provisoire du bâtiment. Source : letraindemanu sur Canalblog.[/size]

Aménagement intérieur

Si vous envisagez un aménagement intérieur, c’est à ce stade qu’il convient de s’en occuper.

Première peinture

● A cette étape,* on passe une couche d’apprêt.*

Ce premier assemblage des pièces de structure ( " A " ) est peint à la bombe avec une teinte " gris pierre " (Gamme " Do it ! " de chez Marabu achetée chez Truffaut). Je profite de l’occasion pour faire une passe sur la façade avant et le mur pignon droit. Cette couche de peinture claire me sert d’apprêt avant l’application de la peinture rouge-orangée des briques.


[size=85]Photo 1288 : Passage d’un voile de peinture en bombe de couleur claire comme couche d’apprêt avant peinture des murs. source : letraindemanu sur Canalblog.[/size]

Collage des murs

● A cette étape, on colle les murs. Travail à la colle à bois prise rapide.

Au préalable, je passe un coup de papier de verre fin sur les tranches de la structure " A " pour permettre une meilleure prise de la colle. Une fois sèches, les pièces " façade avant " et "* mur droit* " sont collées sur la structure " A ". On vérifie le bon alignement des pièces en s’aidant de la ligne sombre au dessus des fenêtres. On laisse sous presse quelques instants.

Peinture des murs en briques

● A cette étape, je peins les murs en briques (façade et mur droit). Le travail se fait à la peinture acrylique de marque Pébéo. Les dilutions se font avec de l’alcool à 70° (Surtout pas à 90° !) qui a pour avantage de s’évaporer rapidement.

Je mélange deux grosses noisettes d’Ocre rouge (112 série 1) + un petite noisette de Rouge cadmium (513 série 5) + une pointe de Jaune hansa orangé (255 série 2). Le tout est dilué dans 5 cc d’alcool. Il faut faire un essai préalable sur du papier blanc. La peinture est appliquée horizontalement en commençant par la partie haute avec un large pinceau à poils souples N°12. Avec cette dilution, il faudra appliquer plusieurs passes. Bien attendre le séchage entre chaque couche, car cette peinture s’assombrit au séchage. Pour évaluer le résultat, je place la maquette à son futur emplacement pour bénéficier de l’éclairage du module.



[size=85]Photos 1289 et 1290 : Première peinture des briques et mise en situation sous éclairage sur le module. Source : letraindemanu sur Canalblog.[/size]

La teinte obtenue est agréable et se différencie des couleurs des autres bâtiments en briques de la zone industrielle.

Quand tout est bien sec, je prépare un jus très dilué de gris que j’applique sur le joints en goutte à goutte sur la façade du bâtiment légèrement inclinée. La peinture diffuse par capillarité. En cas de petite tâche sur des briques, un essuyage immédiat, du haut vers le bas, avec un papier absorbant permet de se rattraper tout en variant la teinte des briques. Après séchage, j’applique une couche de " jus crasse "(le " jus crasse ", c’est l’alcool à 70° qui sert à nettoyer les pinceaux, voire à récupérer les résidus de solutions antérieures et conservés dans un flacon en verre fermé hermétiquement. Pour ma part, un ancien pot de produit alimentaire. Cela donne un aspect poussière. C’est un produit simple et utile sur de très nombreux décors).

Il est temps de faire une pause pour une nuit complète de séchage.

A suivre

*[size=85][1] Cet article est rédigé en toute indépendance éditoriale et ne revêt donc aucun caractère publicitaire, la maquette présentée ayant été achetée en exposition. La technique de montage présentée et les produits utilisés peuvent différer des préconisations proposées par le fabriquant. Les données techniques et tarifaires sont données à titre strictement informatif à date de publication, sous réserves de modifications ultérieures.

[2] La STPM est inspirée de l’entreprise TPM, Travaux Publics et Maintenance, qui existe réellement de nos jours.[/size]*

Emmanuel

Vivement la suite

Sympa ce bâtiment, ça s’annonce bien.

Super !
Bravo et merci pour la narration de ta méthode
Jérôme

Bonjour Emmanuel,
Merci pour tous ces tutoriels pationnants.
Errol.

Bonjour les zamis,

Merci pour votre intérêt sur ce sujet. C’est en effet un kit très agréable a travailler que je recommande bien volontiers.
Comme promis, voici la suite.

[size=200]Une usine en bas-relief (partie 2)[/size]

**Bâtiments industriels **

** Décor ] ● Épisode 221 - Poursuite de la construction de l’usine en bas-relief proposée par l’artisan « Cités miniatures ». Dans cet opus, je vais poser portes, fenêtres, soubassement béton et armature métallique. Du travail délicat pour un un résultat attrayant.**

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Dans l’opus précédent (Épisode 220), j’ai construit la structure et peint les murs. Je vais maintenant aborder les pièces en grappes, des pièces en carton fin et bristol qu’il convient de préparer. Il y a deux grappes principales : l’une de couleur gris foncé, l’autre blanc ivoire. Particularité de ces grappes : leur verso est auto-collant. Pour peindre ces pièces, il est impératif d’utiliser de la peinture en bombe ou un aérographe. Une peinture au pinceau entraînerait une déformation irrémédiable du carton. J’ai fais le choix de peindre les deux grappes en gris graphite.

Sur la photo 1291 ci-dessous (cliquez sur les images pour du grand format. Sur la photo, quelques pièces sont déjà dégrappées), je vous présente le détail de ces grappes après peinture. Celle du haut était originellement en blanc ivoire. La pièce d’armature de verrière nécessite d’être peinte également sur les tranches.

Si vous souhaitez donner une légère patine sur les pièces des fenêtres, je conseille de le faire maintenant. En effet, elle nécessitera d’être fixée avec un voile de vernis incompatible avec le Rhodoïd des vitrages. J’ai personnellement fais une première passe de terre à décor rouge brique suivie d’une passe de noir poussière.

Pièces auto-collantes : « One shot »

Ces pièces sont découpées dans des cartons dont le recto est auto-collant. C’est pratique, car ça évite les bavures de colle sur ces pièces fines. Ne jeter surtout pas vos chutes ! Conservez-les dans votre boîte à rabiots, au besoin dans des sachets zippés étiquetés car elles peuvent être utiles à l’avenir. La pellicule se retire assez facilement, mais il faut être minutieux lors du dépelliculage des pièces, en particulier les fenêtres et les armatures. L’ adhésif permet une pose précise tant que l’on n’appuie pas fortement. Après, c’est irrémédiable. Les cabines d’aiguillage du même fabriquant, montés il y a quelques semaines, sont une excellente référence pour s’exercer à cette technique.


[size=85]Photo 1291 : les deux grappes de détails de l’usine proposée par Cités miniatures. Source : letraindemanu sur Canalblog.[/size]

Porte et portail

À cette étape : on monte les portes. Peinture en bombe et colle à bois.

La porte et le portail sont constitués chacun de deux pièces : un pièce pleine et une fine armature. Les pièces pleines sont peintes en vert foncé. Les armatures ont été peintes en gris graphite. N’oubliez pas de peindre les tranches des croisillons. Les portes se collent par l’intérieur avec un peu de colle à bois, en les glissant par les fentes du socle. Une fois en place, on applique l’armature grâce à son auto-adhésif. La patine à la terre à décor est fixée avec un voile de vernis en bombe.


[size=85]Photo 1292 : La porte et le portail sont en place, vus ici avant patine. Source : letraindemanu sur Canalblog.[/size]

● *Suggestion portes ouvertes : si vous souhaitez montrer l’intérieur du hangar et donc avoir le portail ouvert, les chutes de grappes sont suffisantes pour créer une armature semblable pour l’autre face. Á prévoir avant la pose des pièces d’origine pour fabriquer les gabarits. *

Préparation des huisseries

À cette étape : on patine les armatures des fenêtres. Pièces auto-collantes, terres à décor et vernis en bombe.

Les armatures de fenêtres et de verrière sont légèrement patinées avec de la terre à décor Rouge brique et Noir poussière. La patine est fixée avec un voile de vernis mat en bombe.

Construction des fenêtres

A cette étape : on fabrique les fenêtres de la façade antérieure. Lame X-Acto pointue neuve et papier de verre très fin.

Le dégrappage des fenêtres se fait avec une lame pointue neuve. Il faut être méticuleux car ces pièces sont fragiles. Après avoir retiré la pellicule de protection, l’huisserie est collée sur la plus petite des deux bandes de Rhodoïd fournies dans le kit. On presse fortement en utilisant une chute de carton pour répartir la pression uniformément sans risquer d’écraser l’un des barreaux. Une fois en place, je découpe le Rhodoïd autour de la baie vitrée. Il faut faire plusieurs passes de la lame pour entailler ce plastique transparent en faisant attention de ne pas abîmer l’huisserie. L’entaille réalisée permet ensuite de casser proprement le Rhodoïd. Lorsque les quatre côtés sont faits, on vérifie les côtes. En principe, çà ne rentre pas du premier coup. On passe donc les tranches sur du papier de verre très fin par petites passes successives jusqu’à ce que la fenêtre rentre dans son ouverture de façade en forçant à peine.

Avec un pinceau fin, je dépose de la colle a bois dans l’encadrement de fenêtre du bâtiment, puis j’insère la fenêtre par le devant de façade. Une petite chute de carton rigide, maintenue avec les doigts à l’intérieur de la structure, permet de positionner la pièce à ras de la surface interne. La fenêtre est donc très légèrement en retrait de la façade.


[size=85]Photo 1293 : Montage des fenêtres de façade. Source : letraindemanu sur Canalblog.[/size]

Les fenêtres latérales droites

A cette étape : je travaille les vitres latérales. Mêmes matériaux.

La fenêtre carrée se traite comme les précédentes. En revanche, la fenêtre triangulaire m’a posé quelques soucis. D’ailleurs, je ne sais pas pourquoi il y en avait deux exemplaires identiques. Mystère. Par ailleurs, est-ce une erreur lors de mon montage de la structure, mais elle était trop haute. En effet, cette pièce doit se trouver dans le prolongement de la pente de toiture. Rien de grave cependant, j’ai donc coupé un peu sa base pour qu’elle s’aligne correctement. Le reste de la technique est identique aux fenêtres précédentes. Le collage en revanche se fait par l’intérieur et non dans l’encadrement.


[size=85]Photo 1294 : Montage des fenêtres latérales. Source : letraindemanu sur Canalblog.[/size]

Soubassements en béton

A cette étape : *pose des soubassements en béton. Pièces auto-collantes, travail bâtiment posé sur son dos. *

Les pièces de soubassement se trouvent en bas de la grappe ocre (celle des fenêtres). Elles sont peintes en Gris pierre avec une peinture en bombe. Elles sont ensuite dégrappées facilement. Je dégrappe également l’armature.

L’armature, toujours avec sa pellicule au verso, est posée sur la façade. On vérifie son bon positionnement au niveau des murs pignons et son exact alignement en haut du mur. Je pose ensuite le premier soubassement, celui situé à gauche du portail. Tant que la pièce auto-collante n’est pas pressée, on peut ajuster au millimètre. Je vérifie que l’armature n’a pas bougé. Au besoin on réajuste. Ainsi de suite, je poursuis la pose des soubassements de la droite vers la gauche jusqu’à la petite porte. On fixe les pièces par pression (attention au ripage).

Au niveau de la porte, il faut tailler le soubassement pour dégager le pas de porte. Pensez à peindre en gris les deux tranches ainsi créées, puis fixer la pièce.

Retirer l’armature.


[size=85]Photo 1295 : Pose des soubassements en béton. Source : letraindemanu sur Canalblog.[/size]

Armatures

À cette étape : on pose les pièces d’armature. Pièces auto-collantes.

La pièce d’armature de la façade antérieure est une longue pièce très fine et donc fragile. Si le dégrappage ne pose pas de soucis particulier, ôter la pellicule au verso nécessite du soin. Il faut être méticuleux. Malgré sa souplesse, l’armature conserve sa géométrie. Il suffit juste de poser la pièce en alignant bien les angles supérieurs de la façade. Le bas des poteaux va se caler entre les soubassements béton posés à l’étape précédente qui servent alors de guides. Tant que la pièce n’est pas pressée sur son support, on peut corriger. Une fois en place, on presse avec une chute de carton pour répartir la pression.

On travaille de même sur le mur pignon droit, l’armature latérale ayant la particularité de ne couvrir que le haut du mur (zone des fenêtres), la partie basse étant constituée de quelques montants a assembler séparément.


[size=85]Photo 1296 : Pose des armatures. Source : le traindemanu sur Canalblog[/size]

Dans le prochain opus, j’aborderai la toiture et sa verrière ainsi que l’éclairage intérieur.

A suivre…

[size=85]Cet article est rédigé en toute indépendance éditoriale et ne revêt donc aucun caractère publicitaire, la maquette présentée ayant été achetée en exposition. La technique de montage présentée et les produits utilisés peuvent différer des préconisations proposées par le fabriquant. Les données techniques et tarifaires sont communiquées à titre strictement informatif à date de publication, sous réserves de modifications ultérieures. [/size]

Emmanuel

Bonsoir Manu, bonsoir tout le monde,

Que dire ?
Si ce n’est que c’est parfait comme toujours !
Bravo Manu

Bonjour Vincent,

merci pour le compliment.
Voici la suite.

[size=200]Toiture de l’usine Cités miniatures (partie 3)[/size]

Bâtiments industriels

** Décor ] ● Épisode 222 - Dans ce dernier opus consacré à la construction de l’usine en bas-relief proposée par " Cités miniatures ", j’installe l’éclairage intérieur et je monte la toiture avec verrière. Un excellent moment de modélisme.**

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La maquette est bientôt terminée. Il me reste à faire les vitrages, l’éclairage intérieur et le toit.


[size=85]Photo 1298 : L’usine proposée par Cités miniatures en cours de montage. Source : letraindemanu sur Canalblog.[/size]

A cette étape : j’opacifie les vitrages de façade. Papier sulfurisé, Rhodoïd, Colle 21

Maintenant que le bâtiment est monté, cette installation est peu pratique malgré le socle évidé qui laisse un accès à l’intérieur du bâtiment. J’aurais dû le faire plus tôt. Pour éviter d’abîmer les vitrages déjà en place avec des bavures de colles, je découpe une languette de Rhodoïd d’un longueur équivalente à la façade et d’une hauteur supérieure à celle des fenêtres. J’y colle une bande de papier sulfurisé pour cuisson, un produit aussi efficace que du papier calque et disponible dans toute cuisine. Le Collage se fait à la cyanoacrylate Colle 21 déposée au cure-dent. L’ensemble est ensuite inséré à l’intérieur par le socle évidé puis collé à la Colle 21. Sa largeur plus importante que les fenêtres permet un collage sans bavure visible.


[size=85]Photo 1299 : Opacification des vitrages. Source : letraindemanu sur Canalblog.[/size]

Eclairage intérieur

●** A cette étape **: Installation de l’éclairage. Deux socles d’éclairage, Colle 21, chute de carton.

L’éclairage intérieur sera assuré par deux socles d’éclairages à led blanc froid d’origine Lapierre modélisme, les mêmes que ceux utilisés pour la vitrine de l’Hôtel du Nord. Bien qu’ils soient équipés d’un socle adhésif, je renforce le collage par une goutte de Colle 21. Ces éclairages sont fixés sur une languette en carton elle-même collée au plafond. Ces leds sont prévues pour un montage en courant continu 8-12 v. J’y ajouterai donc une petite résistance de 1KOhm.


[size=85]Photo 1300 : Installation de l’éclairage intérieur dans l’usine Cités miniatures. Source : letraindemanu sur Canalblog.[/size]

Toiture et verrière

A cette étape : Montage de la toiture. Certaines pièces autocollantes, colle à bois.

Nous arrivons à une étape sensible : la toiture et sa verrière. Elle est composée de plusieurs pièces à assembler en sandwich :

●** La verrière**, pièce supérieure déjà peinte à l’étape précédente (voir photo 1291, épisode 221), dont le verso est auto-collant. Je découpe une bande de Rhodoïd à l’éxacte dimension de cette pièce. Cette bande est ensuite coupée en trois parties égales en veillant à ce que les coupures tombent juste au dessous d’un montant. Ces découpes sont préconisées par le fabriquant comme " joints de dilatation ". Après avoir retiré la pellicule de protection, ces vitres sont collées au dos de la verrière. Peindre les tranches de la verrière en noir. Attention à laisser le pinceau en dessous pour éviter des infiltrations de peinture sur les vitres. Il est possible de le faire aussi au marqueur noir indélébile.

Le socle de toiture : Il s’agit d’une pièce sans auto-collant et dont il faut évider les trois parties centrales. Je peins les tranches de ces ouvertures. Le socle doit dépasser de 2mm de chaque coté du bâtiment.

La tôle ondulée. Pièce en carton ondulée de couleur gris foncé. Je découpe la bande pour l’ajuster aux dimensions exactes du socle précédent. Puis je découpe l’intérieur aux dimensions des ouvertures.


[size=85]Photo 1301 : Socle de la toiture et carton ondulé. Source : letraindemanu sur Canalblog.[/size]

● A ce stade, il est pertinent de patiner le carton ondulé (le vernis est incompatible avec le vitrage - Vous pouvez faire de même avec la chute de carton ondulé si vous envisagez une toiture avec de nombreux morceaux de tole ondulée supperposés). Je passe un voile de vernis mat pour faciliter l’accroche. Puis, première passe de terre à décor (TAD) vert foncé. Seconde passe avec de la TAD blanche. Enfin, dernière passe avec de la TAD noir poussière. Fixation au vernis mat en bombe.

● Une fois sèche, la tôle ondulée est collée sur le socle avec une bonne couche de colle à bois. Le tout est mis sous presse (pas trop lourd pour ne pas aplatir le carton ondulé) avec deux boites de conserve, une chute de carton protégeant les pièces.

● On colle ensuite la verrière. La colle à bois est étalée délicatement au pinceau sur le pourtour de la verrière pour éviter toute bavure de colle sur le toit.

● Pour terminer, on colle une bande de papier sulfurisé au dos du socle pour opacifier la verrière.


[size=85]Photo 1302 : La toiture terminée prête à etre posée. Source : letraindemanu sur Canalblog.[/size]

Installation du toit

La pose du toit nécessite de poncer l’arrête du haut du mur du fond pour qu’il soit à la même pente que les murs pignons. Soit à la Drémel soit avec une cale de papier de verre.

Il ne reste plus qu’à coller le toit sur le bâtiment.

Les chutes

Conservez les chutes de grappes, bien étiquetées dans votre boite à rabiots (en particulier les pièces auto-collantes. Elles pourront s’avérer utile à l’avenir, pour une construction intégrale ultérieure par exemple.

En conclusion

" Cités miniatures " propose ici un bâtiment de faible profondeur qui peut s’intégrer à tout réseau, ancien ou plus contemporain. C’est un joli produit, bien conçu, agréable à travailler et qui peut faire l’objet de superdétaillages.

J’ai passé un excellent moment de modélisme avec ce kit. Je le recommande donc bien volontiers.


[size=85]Photo 1303 : L’usine enfin terminée sur son emplacement provisoire.Source : letraindemanu sur Canalblog[/size]

Pour ma part, il me reste maintenant le plus difficile : lui concevoir un bel environnement dans la zone industrielle. Du travail en perspective.

Emmanuel

Bonjour Manu,
Bonjour à tous,

Cette usine est parfaite, félicitations Manu ! :cheers:

Belle journée,
Vi cent

Bonjour,

Merci pour ce retour d’expérience toujours aussi complet.

Pas de problème de fuite de lumière sur ce bâtiment ?

Encore bravo et je ne doute pas que le tour du bâtiment sera magnifique.

A bientôt

Thomas

Résultat très professionnel
Bravo Manu
Bonne continuation
Jérôme

[size=200]Edition spéciale Cité des sciences et de l’industrie [100 photos][/size]

Expositions

**** Édition spéciale ] ● Épisode 223 - La Cité des sciences et de l’industrie accueillait ce week-end à Paris une exposition de modélisme ferroviaire de grande qualité. Le Rail-Club du Pays de Meaux, partenaire de cet événement majeur - également inclus au programme de la Nuit européenne des musées, a su fédérer les talents européens pour offrir au public une exposition interactive, dynamique et de haut niveau. Une incontestable réussite dans ce lieu emblématique.


[size=85]Photo 1304 : " Des trains à tous les étages", une manifestation exceptionnelle à la Cité des sciences et de l’industrie, Paris, 18 et 19 mai 2019. Source : letraindemanu sur Canalblog.[/size]

[size=150]Cet article a été publié dans la rubrique " Manifestations ferroviaires en tous genres "
[Modélisme ferroviaire à la Cité des sciences [Paris, 18 & 19 mai 2019])[/size]

Depuis ce week-end, travaux de terrassement dans ZI Nord pour l’implantation d’une nouvelle entreprise

Je sens que je vais encore me régaler :wink:

Super ! des nouvelles photos du réseau
Jérôme

On s’installe pour suivre cela avec intérêt :sunny1:

Bonjour les amis et merci de votre intérêt pour ces nouveaux travaux. Voici donc la suite

[size=200]Voie noyée et cour en béton pour la nouvelle usine Ho[/size]

**Cour marchandises **

** Décor ] ● Épisode 224 - Après la belle exposition à la Cité des sciences et de l’industrie, retour aux travaux dans la zone industrielle. Aujourd’hui, je confectionne la cour de ma nouvelle usine. Travaux salissants en perspective.**

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Après la belle exposition de modélisme ferroviaire à la Cité des sciences et de l’industrie, il est temps de reprendre les aménagements dans la ZI Nord. Aujourd’hui, je construis la cour de ma nouvelle usine et je réalise une voie noyée.


[size=85]Photo 1339 : La cour de l’usine de la STPM avant travaux. Source : letraindemanu sur Canalblog.[/size]

La conception de l’entreprise Laure Noirt m’a rappelé un fondamental : le décor se réalise toujours du fond vers l’avant du module. Sinon, c’est la galère assurée avec des risques de casse. Pour ma seconde entreprise dans la ZI Nord, l’entreprise STPM, je suis donc ce précepte de bon sens. Ma nouvelle usine étant construite, il me faut créer son environnement, au premier rang duquel sa cour marchandise. Elle recevra plus tard la plupart des matériaux stockables en extérieur (sable, graviers, briques,…). Attention à ne pas abîmer la maquette durant ces manipulations !

**Deux cours, une route et une voie noyée **

La STPM dispose de deux cours : celle du fond, à construire, recevra la nouvelle usine desservie par l’embranchement E1. Elle nécessite de noyer la voie E1 partiellement. Celle du devant sera pavée et est déjà construite. Il me faut enfin construire une voie d’accès à cette cour pavée en provenance de la rue du fond (qui n’a pas encore été baptisée). Je vais travailler avec du plâtre.


[size=85]Photo 1339 : Plan de la ZI Nord. Source : letraindemanu sur Canalblog[/size]

Voie noyée en 3 rails

S’il est facile de réaliser de la voie noyée en 2 rails, c’est beaucoup plus compliqué en 3 rails du fait des picots centraux. Ils sont indispensables pour l’alimentation par le ski des locomotives. Il faut donc préserver cette alimentation. J’ai essayé plusieurs techniques sur la voie K Märklin (collage, soudage,…). Mais rien de probant. Je prends donc une décision radicale : je découpe la voie d’origine (voie K courbable) et la remplace par des coupons de voie Jouef récupérée par ma brue. N’ayant pas de picots centraux, il est ainsi beaucoup plus simple d’y coller, au centre des traverses, un troisième rail issu de coupons de la même marque. La fixation se fait à la cyanoacrylate Colle 21.


[size=85]Photo 1340 : Confection de la voie noyée. Source : letraindemanu sur Canalblog
[/size]

Deux coupons ont été assemblés, chacun disposant d’un câble d’alimentation soudé. A noter que ces rails d’ancienne génération peuvent être facilement meulés à la Dremel pour diminuer la hauteur si besoin. La voie est ensuite collée à la colle blanche non diluée puis mise sous presse avec du poids (pour ma part, des boites en plastique de gâteaux pour chien, qui me servent à ranger ma quincaillerie). Cette colle vinylique est la seule qui permettent une modification ultérieure du tracé à l’avenir comme le prouvent les présents travaux. La voie est mise en place depuis maintenant deux ans et reste modifiable.


[size=85]Photo 1341 : Les deux coupons Jouef sont soudés puis câblés. la voie est mise sous presse, puis le premier plan est protégé par des champs opératoires pour pansements. Source : letraindemanu sur Canalblog. [/size]

Dalle en plâtre coulé

Pour la cour du fond, il faut que cette dernière soit au même niveau que ma route au niveau de l’Hôtel du Nord. Je décide de la construire en plâtre. Pour protéger la route à proximité de l’Hôtel du Nord, je dispose un morceau d’emballage en bois de fromage. (photo 1341 ci-dessus).

**Une route pour la cour pavée **

La seconde cour est pavée. Elle a été gravée dans du Carton-Plume® Canson. Elle est collée à son emplacement avec de la colle vinylique. La route qui y mène est fabriquée en plâtre également. Pour en délimiter les bords, je découpe des lamelles de Carton-Plume® que je fixe à la colle vinylique. Le plâtre y sera coulé.

**Le plâtre **

Pour éviter tout dommage au décor déjà en place, je le protège avec des champs opératoires pour pansements. Ils ont l’avantage d’être absorbants sur la face supérieure et imperméables sur leur verso. Ils sont tenus en place avec du chatterton. J’utilise du plâtre pour rebouchage à raison de deux doses de plâtre pour une dose d’eau. J’y ajoute de la colle vinylique pour renforcer son maintien. C’est un dosage un peu crémeux, mais suffisamment liquide pour s’étaler de façon homogène. Le plâtre est coulé et égalisé avec une chute de tasseau humide suffisamment longue (largeur de la cour).

Un essieu de ma boite à rabiots est passé, en forçant un peu, sur la voie noyée pour dégager l’espace de roulement. Il faut plusieurs passages, l’essieu étant nettoyé a l’eau entre chaque utilisation. Avec le dos d’une lame X-Acto (une lame usagée non jetée, car on ne jette rien en modélisme), je trace des rainures pas trop profondes pour restituer des joints de dilatation et obtenir des carreaux d’environ 44mm de côté. Il m’a fallu cinq jours pour que cela sèche.


[size=85]Photo 1342 : Coulage du plâtre. Le premier plan est prôtégé par des champs opératoires. Source : letraindemanu sur Canalblog.[/size]

Une fois bien sec, je passe une cale à poncer avec du papier de verre à grains fins suivi d’un coup d’aspirateur. Il faut s’aider d’un pinceau à poils durs pour bien retirer la poussière de plâtre.

**Mise en peinture **

La mise en peinture est faite avec de la peinture acrylique Pébéo. Attention, cette peinture est exclusivement diluée avec de l’alcool à 70°. Ca s’évapore très vite, donc ca sèche rapidement et surtout on n’humidifie pas le plâtre. Le gris béton est obtenu en mélangeant : 3 noisettes de blanc de titane + 1 noisette de terre de Sienne naturelle + 1 noisette de noir de Mars. Le tout est très largement dilué. Prudence, cette catégorie de peinture fonce en séchant.

Implantation de l’usine

Il est temps de placer l’usine. Si besoin on repasse un coup de cale à poncer pour obtenir une surface bien plane. J’ai volontairement laissé 15mm entre le mur droit de l’usine et la route dont la largeur avait été volontairement sur-évaluée. Cela laissera de la place pour la clôture.

A suivre…

Emmanuel

[size=200]Clôture en bois pour ma nouvelle usine[/size]

Environnement civil

** Clôture ] ● Épisode 225 - La cour en béton est coulée. Avant d’aménager ce nouvel espace, je recycle une boite d’emballage de fromage pour confectionner une première clôture à ma nouvelle entreprise. **

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Premiere phase d’une nouvelle série de travaux visant à aménager les deux cours marchandises de la nouvelle entreprise de travaux publics, la STPM [1], en travaillant du fond de décor vers le premier plan pour faciliter les manipulations.


[size=85]Photo 1344 : La cour d’usine à aménager. Source : letraindemanu sur Canalblog[/size]

Reprises de peinture

Avant de confectionner cette nouvelle clôture, j’applique de l’huile de cuisine sur les rails avec un coton-tige. Je dois en effet reprendre des points de peinture. L’huile empêchera la peinture de s’accrocher et facilitera le nettoyage final. Pour cette reprise, j’utilise le reliquat de peinture grise appliquée sur la cour et conservée dans un pot de soja (d’un resto asiatique) recyclé à cet effet. Son couvercle hermétique est bien pratique.

**Une boite de fromage recyclée **

Pendant le séchage, je récupère une boite carrée d’un fromage bien connu dans ma boite à rabiots. C’est une boite dont les parois du couvercle sont en bois léger (le couvercle étant en carton). Je découpe un tronçon à la bonne longueur avec un gros cutter dédié. La hauteur est de 28mm. Attention, ce bois fin est fragile. Un règle métallique carrée me guide et surtout protège les doigts en évitant le ripage de la lame. Plusieurs passes sont nécessaires pour une découpe sans risque de fragmentation.

Avec une pointe métallique, je trace des traits verticaux tous les 5mm pour figurer les planches. Là encore, trois passes permettent une bonne gravure. Puis, je frotte doucement toute la surface avec une grosse brosse métallique, dans le sens vertical, pour tracer les veines du bois. Les opérations sont réalisées sur l’autre face, la clôture étant visible des deux côtés.

Au cutter, je découpe le haut de quelques planches pour varier les hauteurs.


[size=85]Photo 1345 : Confection de la clôture de la nouvelle entreprise. Source : letraindemanu sur Canalblog[/size]

La mise en peinture

A la différence de la clôture de l’entreprise Laure Noirt qui avait été peinte avec un " Brun vieux wagon " (612) de chez ABE, cette clôture est peinte à la Pébéo acrylique " ombre brûlée " diluée à l’alcool à 70°. Deux passes suffisent suivant la dilution. Ne pas oublier la tranche supérieure qui sera visible.

Après séchage, je travaille à la terre à décor : avec un pinceau à poils souples dédié, j’applique du Blanc de titane, puis de l’Ocre foncé et enfin du Noir poussière. Le tout est ensuite brossé avec une brosse à dents recyclée. Un voile de vernis mat en bombe fixe le tout. Bien-sur, ces opérations sont répétées sur l’autre face.

Les poteaux béton

Ils sont simplement confectionnés avec du bois type allumette (mais sans bout soufré) issu d’un lot récupéré par mon épouse. La longueur doit être supérieure à la hauteur souhaitée, ce qui facilitera le travail de peinture. Ils sont simplement peints avec la même peinture que la cour. Après séchage planté dans du polystyrène, ils sont coupes à la bonne longueur afin qu’ils dépassent un peut la clôture en bois. Les poteaux sont ensuite collés à la Colle 21 cyanoacrylate de chaque côté de la barrière.


[size=85]Photo 1346 : Travaux de peinture et de patine sur la barrière en bois. Source : letraindemanu sur Canalblog[/size]

La barrière est enfin collée à son emplacement. Elle a légèrement bombé à cause de la peinture, mais en fait cela n’est pas grave, les clôtures industrielles anciennes étant souvent dégradées et rarement rectilignes.

Un arbre fait maison est implanté entre la clôture et le bâtiment.


[size=85]Photo 1347 : Implantation de la barrière en bois à son emplacement dans ZI Nord. Source : letraindemanu sur Canalblog[/size]

Les bâtiments sont implantés provisoirement pour donner une idée du volume général final. A la prochaine étape, je vais traiter les sols.


[size=85]Photo 1348 : Implantation provisoire des bâtiments pour évaluer les volumes. Source : letraindemanu sur Canalblog[/size]

A suivre donc…

Emmanuel

Bonjour Manu,

Superbe cette clôture !

Merci. Maintenant j’attaque le portail et l’implantation de l’entrepôt.