La "Rue de Suède" revisitée en Marklin Digital

Merci Vincent

Oui, ces produits sont intéressants, en tout cas pour de petites surfaces. Pour de plus grands réseaux, la formule fibres + applicateur électrostatique est peut être plus adaptée.

Mais en tout cas, je suis assez content du résultat obtenu. C’est encourageant pour la suite.
A+
Manu

[size=200]Une cabine d’aiguillage Cités miniatures (1/2)[/size]

Bâtiments ferroviaires

Épisode 168 - Un poste d’aiguillage serait un peu disproportionné pour ma ligne ferroviaire. J’ai donc opté pour des cabines d’aiguillage, plus petites et plus cohérentes avec le thème de ZI Nord. Bonne occasion de découvrir un produit proposé par la société « Cités Miniatures ».

Le monde de la maquette ferroviaire à beaucoup évolué ces dernières années. Le plastique moulé traditionnel a cédé peu à peu la place aux matériaux découpés au laser : bois, carton-bois, et cartons. Les reliefs ne sont plus gravés mais obtenus par superposition de pièces fines qui, assemblées, assurent la rigidité à l’ensemble. Les travaux de peinture y sont également différents puisque ces nouveaux matériaux, absorbants, supportent moins bien les peintures acryliques.

Ma seule expérience en ce domaine du « laser-cut » concerne les maquettes Joswood : une lampisterie et un petit immeuble d’habitation (ce dernier étant en cours de finition). Si leur construction nécessite plus de soin simplement parce que les pièces sont plus fragiles, elle ne pose pas de problème particulier pour peu que l’on soit rigoureux lors du montage. Autre particularité des produits Joswood, ils sont livrés en prêt à monter et il n’y a, pour la plupart d’entre nous, pas besoin de les peindre ou les patiner. Ce n’est pas le cas de ces deux cabines qu’il faudra donc peindre.

Cabine d’aiguillage ED-026-1-HO

Cette référence contient de quoi construire deux petites cabines (39 x 27 mm, H = 28 mm. Photo 896 ci-contre, extraite du catalogue en ligne du fournisseur). C’est donc une présentation idéale pour découvrir cette marque artisanale et se faire la main. En cas de loupé sur le premier exemplaire, ce qui n’est pas à exclure, on peut se rattraper sur le second. Cette référence est vendue 23€ sur la boutique en ligne -* tarif affiché en septembre 2018 *- mais est proposée un peu moins chère en expo, ce qui est souvent le cas chez nos acteurs économiques.

La pochette comprend :

● Les socles en MDF 3mm,

● Les équipements électromécaniques en MDF 1,5 mm autocollant,

● Les vitrages en acrylique 0,5,

● Les leviers d’aiguillage en carton brun,

● Les éléments d’infrastructure, renforts de toiture et support en papier blanc 0,4 partiellement autocollant,

● Le toit en aluminium ondulé,

● 1 notice en format A5 recto-verso.

Mise en peinture

Ces pièces cartonnées sont trop fines pour supporter une peinture acrylique au pinceau. Je vais donc utiliser de la bombe en peinture, en l’espèce, la même que celle utilisée pour le lettrage de mon bandeau : un « gris pierre » de la gamme «* Do it* » de chez Marabu (en rayon arts graphiques d’une chaîne comme Truffaut ou Zodio).

Assemblage des demi-murs

C’est une étape délicate qu’il faut bien appréhender par des essais à blanc. Les murs sont en effet composés d’un recto et d’un verso qui s’assemblent par l’ autocollant au dos d’une des deux pièces. Et c’est du « one-shot ». On n’a pas le droit à l’erreur, sinon c’est foutu. Pas de panique pour autant.

Les pièces se dégrappent très bien avec un cutter à lame impérativement neuve. La partie collage se fait sur un plan très propre et lisse, sous un bon éclairage. L’idée est de tenir le mur (avec adhésif) bien posé sur sa tranche la plus longue, à l’horizontal entre le pouce et l’index de la main gauche. Puis, en oblique, on présente l’autre moitié avec la main droite. A ce stade donc, les deux pièces ne se touchent que par leur base, ce qui permet un bon ajustement en largeur. Lorsque les deux bases sont raccords, il suffit de pivoter la pièce à 90°. Il faut faire quelques essais à blanc pour prendre de l’assurance.

On poursuit avec le mur latéral aveugle, puis le mur latéral à fenêtre et enfin la face avant, car ce sont les pièces avec espace vitré qui sont les plus délicates. A ce stade, on a donc les quatre murs.


[size=85]Photo 897 : Les quatre murs de la cabine d’aiguillage Cités miniatures. Source : letraindemanu sur Canalblog[/size]
**
Les poteaux**

Cette étape nécessite de bien repérer les pièces, pour ne pas faire la même erreur que moi. En effet, tous les poteaux n’ont pas la même forme ni la même longueur. Les plus courts sont sur le mur arrière, les plus longs sur la façade avant et les biseautés sur les murs latéraux. Les plus larges sont utilisés plus tard. Les poteaux se fixent avec leur adhésif, comme les murs. Là aussi c’est du «*** one-shot*** » même si on arrive un peu à ajuster avec une lame de cutter. Pour les premiers, il est préférable de débuter par la face interne des murs, en cas de loupé c’est moins visible.

Attention, les poteaux d’angle sur la face interne du mur du fond et de la façade se placent plus tard. Sur les murs latéraux, on ne place également que les poteaux centraux.


[size=85]Photo 898 : Mise en place des premiers poteaux sur les murs de la cabine d’aiguillage Cités miniatures. Source : letraindemanu sur Canalblog[/size]

Assemblage des murs

A ce stade on colle les murs en veillant à placer les murs latéraux à l’intérieur des grands murs. La colle est appliquée au cure-dent sur la tranche des murs latéraux.


[size=85]Photo 899 : Assemblage des quatre murs de la cabine d’aiguillage Cités miniatures. Source : letraindemanu sur Canalblog[/size]

Les poteaux d’angles

Ce sont les poteaux les plus larges sur la planche. On les colle aux extrémités des murs latéraux et couvrent ainsi la tranche du mur arrière et de la façade.

**Porte, armature de toit et support d’équipement **

La porte est composée de trois couches : une couche pleine prise en sandwich entre deux cadres autocollants. On procède de la même façon que les demi-murs. La porte est mise de côté pour peinture ultérieure.

L’armature de toit : le dégrappage est délicat car les pièces sont fragiles. Il faut être méticuleux. Après assemblage, l’armature est collée en place.


[size=85]Photo 900 : Assemblage de la structure du toit et du porte accessoires de la cabine d’aiguillage Cités miniatures. Source : letraindemanu sur Canalblog[/size]

On fait de même avec le support des équipements.

A suivre

Emmanuel

Bonsoir Manu,
Bonsoir tout le monde,

Magnifique cette petite cabine, excellent choix :cheers:

Bon week-end,
Vincent

[size=200]Implantation de la cabine d’aiguillage (2/2)[/size]

Bâtiments ferroviaires

Épisode 170 - Dans cet épisode, je vais terminer la construction de la première cabine d’aiguillage « Cités Miniatures ». Ensuite, patine et implantation dans la zone industrielle.

A ce stade, la première cabine est construite, mais n’est pas posée sur son socle. Je vais donc débuter la patine des murs. Il faut en effet le faire avant la pose des vitrages qui seraient dégradés par le voile de vernis final.


[size=85]Photo 902 : La cabine d’aiguillage Cités miniatures en cours de construction. Source : letraindemanu sur Canalblog[/size]

La patine des murs

Avant toute chose, je vaporise une seconde couche de peinture en bombe " gris pierre " (la première ayant été appliquée en début des travaux, voir épisode 169). Après séchage, la patine se fait avec des terres à décor appliquées avec un petit pinceau à poils souples. C’est un pinceau dédié. Nous sommes dans les années 60, et ce bâtiment n’est pas particulièrement vétuste. La patine sera donc légère. Je travaille avec un " gris éléphant " et un " ocre clair " pour les faces des murs. Un "* noir poussière* " permet d’accentuer les creux et les reliefs. Il ne faut pas oublier les montants des vitrages.

Il faut avoir la main légère. Un premier voile de vernis mat en bombe permet de fixer cette première application. Attention, le vernis va sérieusement atténuer la patine. Rien de grave toutefois. Si besoin, on recommence cette étape.

La porte

Elle est peinte avec une peinture en bombe " vert foncé " de la même gamme. Ne pas oublier les tranches qui seront visibles en position ouverte. La patine se fait avec des terres à décor " rouge brique ", " ocre foncé " et " noir poussière ".


[size=85]Photo 903 : cabine d’aiguillage Cités miniatures en cours de montage. Source : letraindemanu sur Canalblog[/size]

Les vitres

Les vitres se dégrappent très facilement. On retire les deux pellicules protectrices. Posée à plat sur l’extrémité du majeur, la vitre est insérée par l’intérieur, car le risque est ici de détruire les croisillons, très fragiles. Si cette étape vous inquiète, il est préférable de ne pas les poser. Le spectateur ne le remarquera pas. Si vous souhaitez les poser, il faut déposer un tout petit peu de colle blanche sur deux tranches pour éviter qu’elles ne tombent. En cas de trace de colle sur la vitre, un nettoyage immédiat avec un coton-tige humide suffit.

Le socle

Le socle est une pièce en MDF de 3mm, avec une encoche au sol. Le socle est peint avec la même peinture " gris pierre ", tranches comprises puisqu’elles seront visibles. Si vous préférez, vous pouvez aussi le travailler avec des peintures acryliques, la solidité de la pièce le permet, pour varier les teintes.

Le support des deux leviers d’aiguillage se trouve sur la planche des murs. C’est donc une pièce fine, dont le dessus a été peint préalablement en " gris pierre ". Je déconseille une peinture acrylique bien que la pellicule au dos - il ne faut pas l’ôter - en renforce la solidité. Elle est patinée comme les autres pièces, aux terres à décor en forçant un peu sur le " noir poussière ". Les leviers d’aiguilles, également peints recto-verso en " gris pierre ", sont délicates à dégrapper car il faut éviter de détruire les minuscules ergots qui s’imbriquent dans le support pré-troué. Ils sont collés avec un peu de colle blanche appliquée au cure-dent. Il faut bien veiller à leur parfaite verticalité au risque de gâcher le rendu final.

Lorsque tout est bien fixé, le support, muni des deux leviers, est collé dans l’encoche du socle, au ras du sol intérieur, la colle étant appliquée sur les tranches du socle. Au final, il y a donc, vu de l’extérieur, un trou sous ce socle. C’est l’espace prévu pour les tringleries mécaniques qui relient les leviers aux aiguilles. Je ne les ai pas reproduites, mais ceux qui le souhaitent les installer devront le faire à cette étape au risque de se compliquer la vie ultérieurement selon l’implantation de la cabine.


[size=85]Photo 904 : cabine d’aiguillage Cités miniatures en cours de montage. Source : letraindemanu sur Canalblog[/size]

Le toit

Le toit est une pièce en métal ondulé qu’il faut couper en deux parties égales. Le fabriquant conseille d’utiliser un solide cutter en faisant une vingtaine de passes jusqu’a ce que les deux morceaux puissent être pliés et séparés. J’aurais du suivre ce conseil. Car j’ai voulu la tronçonner à la disqueuse montée sur Dremel et le résultat n’a pas été convaincant. A éviter donc.

Les deux pièces sont peintes en " gris pierre " puis patinée pour figurer un toit en fibro-ciment. Une petite led CMS jaune alimentée par deux fils émaillés peut être installée à cette étape (led non fournie dans le kit). Le toit est collé sur le structure. N’en n’ayant pas sous la main, ma cabine n’a pas d’éclairage.

Si vous souhaitez inclure un personnel dans la cabine, c’est le moment ! Car ensuite, on colle la cabine sur son socle et l’accès sera, certes toujours possible, mais plus délicat.

Implantation

Il est temps d’installer la cabine à son emplacement. J’en profite pour végétaliser son espace.



[size=85]Photos 905 et 906 : la cabine d’aiguillage dans son environnement. Source : letraindemanu sur Canalblog[/size]

En conclusion

Ce kit " Cités miniatures " est un excellent produit, idéal pour découvrir ce type de maquettes en laser-cut. La notice est très explicite et le montage, même s’il nécessite du soin, ne m’a pas posé de problème particulier. Outre les produits de peinture et de patine, ce kit gagnera en réalisme si vous prévoyez d’emblée un petit éclairage intérieur et un personnage. Des idées que je vais envisager pour la seconde cabine.

Emmanuel

Bonsoir Manu,
Bonsoir tout le monde,

Comme toujours une superbe réalisation qui plus est, d’un réalisme fabuleux.

Amicalement,
Vincent

Bonsoir Manu,

D’accord avec Vincent, cette recherche de la perfection dans le détail est à saluer.
Très joli, très fin mais tout de même un peu touffu.
Faudra penser à engager un cantonnier ou un jardinier… :laughing:

Félicitations, j’en prend de la graine.

Bonjour Manu,

Très réussi et très réaliste. Bravo :smiley:

Bonjour Manu, bonjour a Tous,

Je prends “modèle” et comme dit Pierre, je vais aller semer les bonnes graines

Jérôme

Bonjour Manu,
très belle réalisation,
et la végétation est luxuriante. Cela doit être humide du coté de la rue de Suède.
Bonne continuation
Sincèrement Mark

Bonjour les zamis,

Merci pour ces appréciations.

Ce petit kit est très agréable à travailler et est un excellent modèle pour découvrir la gamme de “Cités miniatures”. Il convient d’être soigneux, mais il ne m’a pas posé de soucis particulier. Il mériterait un petit éclairage intérieur avec une led CMS jaune à fils émaillés ainsi qu’un petit personnage approprié. Je l’envisagerai pour la seconde cabine (il y a deux petites cabines par kit) qui devrait être implanté coté Ouest.

Pour ce qui concerne la végétation, cette référence cité miniature est effectivement avec un herbage un peu haut par endroit. Mais je n’ai que cette seule référence actuellement à la maison, du moins en version tapis pour des surfaces moyennes, même si j’ai une seconde référence d’herbe plus verte, mais en version “touffes individuelles” plus indiquées pour des herbages ponctuels. J’essaierais d’en trouver de nouvelles la semaine prochaine à l’expo de Liberty-Rail.

Manu

[size=200]JEP 2018 : le dépôt-musée de l’AJECTA (1/2)[/size]

Exposition

Épisode 171 - A l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine, l’AJECTA ouvrait les portes de son dépôt-musée. Les visiteurs ont pu y admirer de belles pièces de collection et assister à l’inauguration de la 140-C-231 après douze années de restauration.

Dès son arrivée sur le site, le visiteur est envoûté par les veloutes de fumées et les odeurs d’huiles chaudes qui imprègnent l’atmosphère de ce dépôt en cette belle journée ensoleillée. Le passage au guichet est une sorte de fenêtre temporelle qui transporte immédiatement au siècle dernier.


[size=85]Photo 907 : Les locomotives 140-C-231, la CC 68506 et la 141-TC-19 au dépôt de l’Ajecta en septembre 2018. Source : letraindemanu sur Canalblog.[/size]

La rotonde

Ce bâtiment mythique d’une époque aujourd’hui révolue est une rotonde en demi-lune édifiée entre 1903 et 1906 et mise en service en 1911. Elle sera utilisée jusqu’en 1967.

Construite en pans de bois avec remplissage de briques, elle comporte 20 voies disposées en étoile et desservies par un pont tournant électrifié en 1917. Chaque voie est équipée d’une fosse permettant l’entretien des machines.

Cette rotonde abrite depuis 1972 le Musée vivant du chemin de fer animé par l’Ajecta, association crée en 1968. Elle est inscrite à l’inventaire des Monuments historiques depuis 1984.

Créée il y a cinquante ans, L’Ajecta dispose aujourd’hui d’une collection qui comprend une soixantaine de pièces. Les premières unités acquises étaient des matériels légers compatibles avec les moyens techniques d’alors pour les remises en état : locotracteurs, wagons courts, … Au fil des ans, l’outillage disponible a permis le rachat de locomotives plus complexes.


[size=85]Photo 908 : la locomotive à chaudière verticale “Suzanne” construite par Cockerill Seraing, sur le pont tournant de l’Ajecta. Au fond, la rotonde de 1906. Source : letraindemanu sur Canalblog.[/size]

La 040 TA 137

Locomotive de manoeuvre construite à 143 exemplaires, numérotés 40001 à 40143 puis 040-TA-1 à 143 à la SNCF. Ces locomotives à vapeur saturée et à simple expansion pouvaient être conduites par un seul agent. Le changement de marche était assuré par un servo-moteur à vapeur particulièrement adapté aux évolutions en triage. La série s’éteignit dans les années 60 concurrencée par les nouveaux locotracteurs diesels plus souples d’utilisation. Deux exemplaires survécurent après la radiation : Les 040-TA- 141 et 137.

La 137 a été reconstruite par les Ateliers du Nord de la France à Blanc Misseron en 1922. Elle fut affectée à différents rôles de la région Ouest (dépôts La Roche-sur-Yon, Nantes-Sainte-Anne, Granville, Auray, Rennes, Le Mans) entre 1946 et sa radiation en octobre 1969. Elle est la seule à avoir été équipée par ce dernier dépôt d’une turbo-dynamo et de phares provenant de la 141-R-1055.

Préservée par l’Ajecta, elle arriva au dépôt de Longueville le 12 juillet 1971 avec un timbre de chaudière valable jusqu’en septembre 1975. Elle fut remise en peinture et assura le premier train officiel de l’association le 24 octobre 1971. Afin d’épauler la 130-B-476 à Richelieu, elle a été révisée avec épreuve hydraulique de chaudière en mars 1976 et changement de marche à vis classique (provenant de la 141-C-125) pour rendre plus souple son service en ligne. Expédiée en 1977 pour un service en Tourraine et dans les Cévennes, elle revient à Longueville en 1990.

Elle est aujourd’hui en présentation statique, sa chaudière nécessitant d’importants travaux.


[size=85]Photos 909 et 910 : La locomotive à vapeur 040-TA-137 de l’Ajecta en présentation statique au dépôt de Longueville. Source : letraindemanu sur Canalblog.[/size]

La A1A A1A 68506

Cette locomotive diesel-électrique de type CC fut construite par Fives Lille à 41 exemplaires entre 1963 et 1968. Sa masse est de 105 t pour une longueur de 18,010 m. Avec son moteur thermique AGO V12 DHSR (SACM) elle développait une puissance de 1645 Kw lui permettant une vitesse maxi de 130 km/h. Cette motorisation était moins puissante que la série des 68000. Elle consommait 3,79 l/km pour un réservoir de 4175 l. Elle fut utilisée aussi bien pour la traction des trains de voyageurs que pour les rames marchandises. La grande majorité des exemplaires fut octroyée au dépôt de Chalindrey. Quelques unités furent également déployées à Chambéry à l’occasion des JO d’hiver de 1968 à Grenoble.


[size=85]Photo 911 : La locomotive diésel-électrique CC 68506 de l’Ajecta en septembre 2018. Source : letraindemanu sur Canalblog.[/size]

La 020-T-105

Cette petite machine à deux essieux fut construite par Corpet Louvet en 1918. D’un poids en ordre de marche de 17,5 T, elle mesure 6,14 m.

Pouvant emporter 1,8 T d’eau et 800 kg de charbon, elle a une pression de chaudière de 12,5 kg. Sa vitesse maxi est de 40 km/h.

Elle fut utilisée à la tréfilerie de Fourchambault jusqu’en 1960. Elle est a été réceptionnée à Longueville en 1973 et restaurée par l’Ajecta en 1974.


[size=85]Photo 912 : La locomotive à vapeur 020 T 105 Corpet Louvet au dépôt de l’Ajecta en septembre 2018. Source : letraindemanu sur Canalblog.[/size]

La 141-TB-407

Elle fut construite en 1913 par les Atelier du Nord de la France à Blanc Misseron. La Compagnie des Chemins de fer de l’est souhaitait acquérir une locomotive puissante pouvant assurer un service dans les deux sens pour faire face à l’accroissement de son trafic omnibus. L’option locomotive-tender fut choisie pour éviter le retournement sur pont tournant. 110 unités furent commandées entre 1913 et 1917. La guerre et les progrès techniques de l’époque annulèrent la commande d’un lot supplémentaire de 50 unités. La 407 fut affectée au dépôt de Brienne pour un service spécial sur le front. Plus de la moitié des effectifs de la série partit en Allemagne lors du second conflit mondial et fut restituée par la DRB en 1945. La 407 connut de nombreux dépôts : Noisy-le-Sec, Epinal, Nancy, Neufchateau, Vaires, Chateau-Thierry, la Vilette, … puis fut garée à Chaumont en septembre 1967.

Elle reprit ensuite le service sur la ligne de la Bastille jusqu’au 12 décembre 1969, date d’ouverture du RER A.

Timbrée jusqu’en 1977, elle a assuré quelques trains spéciaux en 1972, puis fut utilisée occasionnellement pour des tournages de films. Démontée entièrement en 1982, elle fût un gros chantier de l’association jusqu’en 2005, où elle fut présentée au public à l’occasion des journées vapeur en octobre. Elle est actuellement en cours de restauration de la chaudière et des essieux en vue d’un nouvel agrément.


[size=85]Photos 913 et 914 : La locomotive à vapeur 141-TB-407 en cours de restauration à l’Ajecta : Crédit photo : Olivier pour letraindemanu sur Canalblog.[/size]

La 030-T Rimaucourt

Construite en 1887 par Batignole, cette locomotive à vapeur à cabine type queue d’hirondelle a une masse de 32 T pour une longueur de 8,556 m. Sa chaudière est timbrée à 10 kg et ses soupapes sont à balanciers. Elle dispose d’un emport d’eau de 3600 l et de 1,4 T de charbon. Sa vitesse maxi est de 50 km/h. Elle est exposée en statique avec une rame Saint-Germain.



[size=85]Photos 915 et 916 : La locomotive à vapeur 030-T Rimaucourt et sa rame Saint-germain au dépôt de l’Ajecta en septembre 2018. Crédits photos : Olivier pour letraindemanu sur Canalblog.[/size]

A suivre : Les autres matériels, l’exposition et l’inauguration de la 140-C-231.

Emmanuel

Merci Manu pour ces photos et ce reportage bien documenté :smiley:

J’ai également été visiter pour la journée du patrimoine un musée qui se trouve dans une rotonde : le musée des chemins de fer de Nimes
Je ferai un compte rendu à mon retour la semaine prochaine.

Tiens…

…Et v’ là que notre Manu a de nouveau disparu :astonished:
T’es où Manu ???

C’est vrai ça :question:
Manuoutai ? Où il est notre Manu ?

Ben oui, plus de nouvelles depuis les journées du patrimoine te la visite du dépôt de l’AJECTA.
Donne nous de tes nouvelles … :lol!:
Jérôme

Il fait des interventions dans un groupe Facebook " Train miniature HO ".

Houlà…
Il est pris dans la nasse… l’est foutu l’Manu… :frowning: :frowning: :frowning:

…Adieu l’Manu on t’aimait bien- :confused:

:laughing:

Bonjour les amis,

merci de vous inquiéter, mais tout va bien.

Il y a eu plusieurs reportages sur des expos. C’est très long à mettre en ligne car il y a de très nombreuses photos à retravailler et notamment en faire des collages pour conserver le même nombre de clichés tout en diminuant le nombre de fichiers photos.

Donc, voici la suite des aventures

[size=200]En vidéos : le dépôt-musée de l’AJECTA (2/2)[/size]

Exposition

Épisode 172 - Second volet des Journées Européennes du Patrimoines au dépôt de l’AJECTA, avec les autres matériels, l’exposition sous la rotonde et l’inauguration de la 140 C 231 après douze années de restauration.

Dans le premier opus consacré à ce week-end vapeur à Longueville (Seine-et-Marne), nous avons pu découvrir quelques pièces de la collection de l’Ajecta (020 T, 030 T, 040 TA, 140 C, 141 TB et CC 68500). Poursuite de la visite.


[size=85]Photo 917 : Journées européennes du Patrimoine 2018. AJECTA, dépôt de Longueville. Source : letraindemanu sur Canalblog.[/size]

La 230-D-116

Cette locomotive fût fabriquée par Henschell en 1911 pour la Compagnie du Nord et fait partie d’une série de 150 unités construites ente 1897 et 1913. Avec une masse de 117 T pour une longueur de 19,052 m, son emport est de 23 m3 d’eau et 6 T de charbon. Équipée de quatre cylindres de type Compound, la pression de sa chaudière est de 16 bars. De type 230, avec des roues de 1750 mm de diamètre, une puissance de 1450 cv et une vitesse maxi de 120 km/h, c’est une locomotive polyvalente, pouvant tracter des trains express, des rames marchandises et des trains omnibus. Ses caractéristiques les destinaient toutefois à des trains légers en raison de sa puissance et de son adhérence.



[size=85]Photo 918 et 919 : La 230 D de l’Ajecta au dépôt de Longueville. Source : letraindemanu sur Canalblog[/size]

La 116 est arrivée à l’Ajecta en 2009 et n’avait été présentée que de façon occasionnelle. Après une longue période de remise en peinture à l’atelier, elle est aujourd’hui présentée au public. Un escalier d’accès permet au spectateur d’en admirer l’intérieur de la cabine de conduite.

020 Suzanne

De type 020, il s’agit d’une locomotive à vapeur à chaudière verticale construite en 1896 par la société belge Cockerill Seraing. Sa faible puissance la destinait à des manoeuvres sur des sites industriels ou miniers.


[size=85]Photo 920 : La locomotive à vapeur 020 Suzanne de l’Ajecta au dépôt de Longueville en septembre 2018. Source : letraindemanu sur Canalblog[/size]

Elle fut acquise par l’Ajecta en 1973 et a pour origine la cimenterie de Danne-Camiers. C’est donc l’un des éléments les plus anciens de leur collection. la plaque " Suzanne " provient d’une unité en voie de 0,60 qui a été détruite. Elle a été remise entièrement en état en 2005 avec une reconstruction complète du châssis.

La 140-C-231

Construite en 1916 par la North British Locomotive Corporation, cette locomotive s’inscrit dans une commande de 340 unités passées par le réseau des Chemins de fer de l’Etat qui ne disposait pas assez de locomotives pour trains de marchandises depuis le rachat en 1909 de la Compagnie de l’Ouest. Du fait de la guerre, seuls 70 exemplaires avaient pu être livrés depuis 1913. Ce sont donc les ateliers de Glasgow qui poursuivirent le programme. 70 unités furent également commandées par l’armée française pour le convoyage de ses pièces d’artillerie lourde par voie ferrée et fabriquées elles aussi par les ateliers d’outre-Manche. Elles seront cédées au PLM et à la Compagnie de l’Est à la fin du conflit.

La 231 fut mise en service en 1917 puis immatriculée 3 140-C-231 en 1938 par la SNCF et affectée au dépôt girondin de Saint-Mariens. Après un passage en Allemagne durant le second conflit mondial, elle revient en France en 1945 où elle est affectée au dépôt de Sotteville. Elle poursuit sa carrière dans la région Ouest dans différents dépôts pour être garée en 1968 à Trappes. Elle fait ensuite un passage aux CFTA comme réserve froide puis est vendue en 1972 à l’Ajecta. Elle revient au dépôt de Longueville par ses propres moyens.

Après une restauration complète et avec une chaudière pratiquement neuve, elle fait ses premiers tours de roues à l’été 2018.

Elle fait l’objet une présentation au public lors de JEP en septembre 2018. Ce fût donc un grand moment pour les amateurs présents en ce samedi.

L’exposition

Sous la rotonde, une vingtaine d’exposants étaient présents, pour la plupart, acteurs économiques. Peu de réseaux donc, mais le réseau à l’échelle 1 est en soit une attraction suffisante.

C’est le club de Provins qui proposait l’installation la plus imposante avec une partie de ses modules Ho. D’ailleurs, vous pourrez retrouvez l’intégralité de cette maquette lors des festivités organisées pour le 35ème anniversaire du club, les 27 et 28 octobre prochains, au gymnase Raymond-Vitte, place du 29e Dragon.





[size=85]Photos 921 à 924 : Réseau modulaire Ho et réseau d’initiation en N présentés par le club de provins lors des JEP 2018 à l’Ajecta. Source : letraindemanu sur Canalblog.[/size]

Le club présentait par ailleurs son réseau d’initiation en N, réseau qui vous avait été présenté lors du reportage à Saint-Mandé (voir épisode spécial 100ème).
**
Traverse des Secondaires**

TDS proposait un circuit en I. Sans décor. Dommage.

Le Chemin de fer de la Chapelle

Ce club exhibait son réseau en O déjà vu à Ferrovi’art 2017 (Voir épisode 6).

Pour conclure cette exposition, je vous propose de visionner un reportage vidéo assez complet réalisé par “Américan train”.

FRENCH TRAIN SHOW September 15-16 2018 AJECTA

Emmanuel
[size=85]Remerciements particuliers à Olivier pour ses contributions photographiques[/size]

[size=200]L’expo très réussie de Liberty-Rail[/size]

Exposition

Épisode 173 - Liberty-Rail organisait une exposition à la Garenne-Colombes pour fêter son 10ème anniversaire avec un beau plateau d’exposants.

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Si Liberty-Rail a participé à plusieurs expositions depuis sa création, c’est la première fois qu’elle organisait une manifestation. Membre de l’UAICF (Union Artistique et Intellectuelle des Cheminots Français), la jeune association était soutenue dans son projet par la section Ouest de l’UAICF et le Comité d’Etablissement SNCF Mobilités de Paris-Saint-Lazare qui prêtait à cet occasion le gymnase de leur complexe sportif Nelson Mandela à La Garenne-Colombes. Initialement prévue en mai, cette exposition a été décalée en septembre afin de ne pas se télescoper avec l’exposition de leurs amis de Gennevilliers. Excellente initiative.

Cette première initiative d’envergure a été une vraie réussite en terme de qualité des oeuvres présentées, même si l’échelle Ho était, peut-être, sur-représentée. Lors de ma visite du samedi, j’ai essentiellement croisé des modélistes et amateurs. De fait, ce type d’exposition pourrait convenir à nos artisans qui pourrait être mieux représentés.

Quoi qu’il en soit, cette exposition méritait le détour. Espérons que les retours d’expérience incite les organisateurs à renouveler cet évènement. Une biennale pourrait être une piste à méditer.

Sidi Fontana : Franck Combe

Ce module, oeuvre de Frank Combes traitée au 1/76 009 en voie de 60, évoque une ligne fictive marocaine en 1918. Déjà vu à Gennevilliers, cette restitution dépaysante fourmille de détails et est une bonne occasion de vous en ramener quelques clichés.




[size=85]Photos 926 à 928 : Le réseau Sidi Fontana de Franck Combe à l’exposition Liberty-Rail. Source : letraindemanu sur canalblog.[/size]

Time saver en N : PN 160

Ce jeu de triage est directement inspiré du concept inventé par John Allen en 1966. Présenté à l’échelle N par PN 160, je me suis prêté à l’exercice qui consiste à manoeuvrer des wagons pour les amener sur différents tiroirs à des places bien précises. La difficulté réside dans le fait que certains tiroirs sont déjà occupés, ce qui oblige à des scissions. Il faut réussir à ranger tous ses wagons, non seulement en un minimum de manoeuvres, mais aussi manoeuvrer avec le plus de constance et le moins de temps morts. Pas si facile que ça. Cet atelier a eu un certain succès.


[size=85]Photo 929 : Time saver proposé par PN 160 à Liberty-rail. Source : letraindemanu sur Canalblog[/size]
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Les côtes de port : Kevin Roy**

Oeuvre de Kévin Roy, cet adorable petit réseau modulaire en exploitation point-to-terminus est sans doute la réalisation qui a le plus retenu mon attention, sans doute parce qu’il répond bien aux contraintes d’espaces que beaucoup de modélistes rencontrent dans leur logement moderne pas toujours très spacieux.




Fourmillant de détails, sonorisé et joliment présenté, cette oeuvre est un ravissement pour les yeux avec une multitude de petites scènettes.

SAI Collections

Plusieurs acteurs économiques étaient également présents. SAI Collections, acteur bien connu notamment pour ses véhicules et accessoires routiers anciens, disposait d’une belle surface de vente dans la seconde salle.


[size=85]Photo 936 : le stand SAI Collections à l’exposition Liberty-Rail. Source : letraindemanu sur Canalblog.[/size]
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Club ferroviaire de Creil et environs (CFCE)**

Ce club exhibait une grand installation avec un beau dépôt.




[size=85]Photos 938 à 940 : Réseau du CFCE à l’expo de Liberty-Rail. Source : Letraindemanu sur Canalblog[/size]
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Escadrille Saint-Michel**

L’ESM présentait sous vitrine des dioramas de grande qualité.



[size=85]Photos 941 et 942 : Dioramas présentés par l’Escadrille Saint-Michel. Source : letraindemanu sur Canalblog[/size]

La gare de Rosult : AFSA

Proposée par l’Association Ferroviaire Sambre Avesnois, ce réseau est l’oeuvre de Patrice Lomprez. D’une longueur de 8,5 m et large de 60 cm (hors boucles de retournement et coulisses), il s’agit de la reproduction fidèle de la gare de Rosult, située sur l’artère Nord-Est entre Lille et Valenciennes.