Cantons en rail K

Bonjour,
Je réfléchis à utiliser des rails K pour la partie visible de mon réseau pour les deux raisons suivantes: Plus réaliste et surtout voie flexible.
Malgré mes recherches, je ne trouve nulle part de détail sur l’isolation de portions de rail pour une rétro-signalisation par détection de présence.
Merci d’avance pour votre aide.
Jean-Luc

Bonjour Jean-Luc,
Pour isoler des portions de rails K, j’avais procédé de la manière suivante :

  1. Je coupe **un segment **de rail K en 2 endroits séparés de 7cm à 10 cm environ avec un petit disque diamant ( Marque Dremel ou autre)
    Le rail k doit être solidement maintenu.
  2. J’utilise une lime fine type horloger ( Achetée en son temps à Vallorbe) pour ébarber au mieux les 2 interstices (L’espace de 2mm env. peut être rempli avec de la colle Uhu Hart qui servira d’isolant et stabilisera le rail) )
    Si un point de contact càd.( le ou les tenons rail - traverse ) se cassent suite aux vibrations, j’utilise une colle rapide à 2 composants (1 goutte)
  3. Le fil de contact est soudé sur le flanc du rail ( préalablement étamé avec une demi-goutte d’HCL déposée sur 1 cure-dents )
    La soudure est efectuée avec du fil de 1,0mm et 60 % d’étain + de la pâte de contact . Soudure à effectuer obligatoirement à 400 °C.
    Une seule file de rail peut être utilisée pour le retour de masse, mais en ce qui me concerne, j’ai systématiquement consolidé l’alimentation ( Ici la masse) en pontant le rail de part et d’autre de la dite coupure .
    Commencez peut être à vous entraîner avec de vieux coupons de rails pour vous faire la main; très rapidement ,vous maîtriserez la technique.
    A votre disposition, pour d’éventuels renseignements complémentaires.
    Bon Train

Bonsoir,
C’est bien ce que je pensais et qui me chiffonne, il faut souder et je ne suis pas un champion de la soudure… Pour des essais je n’ai pas de voie k actuellement mais c’est trouvable en occasion.
D’autres solutions envisageables ?

Bonsoir Jilbrugger.
Une autre solution, sans soudure (un peu moins fiable dans le temps), consiste à effectuer les coupures de rails de part et d’autre d’une éclisse de liaison entre deux coupons et de pincer le fil de contact dans cette éclisse. J’ai utilisé cette technique avec succès sur un ancien réseau.

Bonsoir,

Une autre possibilité consiste à utiliser des éclisses isolantes Peco SL-11, à la place des éclisses métalliques d’un coupon standard. Voir ici par exemple: marklin-users.net/forum/yaf_ … post456336
Pour la capture de la rétro-signalisation, si on est dans une section cachée on peut utiliser une prise 7500 telle quelle, sinon la soudure telle qu’indiquée par Lyria est relativement incontournable. Une variante toutefois pour éviter d’utiliser de l’acide chlorhydrique ou phosphorique (dérouillant), consiste à utiliser une prise 7500 à laquelle on coupe la tête, et on soude le fil sur l’extrémité qui dépasse -c’est une soudure classique; Voir exemple ici : marklin-users.net/forum/yaf_ … post467256 (3e photo)

Bon train
Fabrice

Bonjour,
Merci pour vos réponses, je vais acquérir quelques coupons de voie K et tester ces diverses possibilités. Si l’un d’entre vous possède des schémas ou des photos, ce serait une aide pour moi.
Jean-Luc

Bonjour Jean-Luc,
Je n’avais personnellement, jamais soudé auparavant , mais cela ne pose guère de problèmes et ne vous inquiétez donc pas trop à ce sujet.
Je vais vous envoyer, si vous le désirez, - faites moi le savoir- en début de semaine prochaine une info détaillée sur la manière de procéder, avec photos à l’appui.
( Intercaler un fil dans une éclisse comme indiqué et souligné plus haut, reste à mon avis, problématique car

  1. Le fil peut se déloger suite aux trépidations des trains sur le long terme
  2. Seule une soudure assure un bon rétro- contact fiable et permanent.
  3. Lors de la mise en place définitive d’un réseau, les connexions difficiles d’accès devront être fiables .
    ( J’ai une cinquantaine de rétro-contacts installés depuis 5 ans sans problème aucun jusqu’à ce jour)
    Pour le matériel nécessaire, il y a un Migros 3 M à Marin donc pas trop éloigné de Neuchâtel
    Bon week-end

Bonjour,
Oui je suis intéressé par votre tuto. Je vois que vous connaissez la région ! J’avais déjà remarqué que vous aimiez les rames suisses (la souris grise)…
Bonne journée et merci.
Jean-Luc

Bonjour jean-Luc,
Je vais donc commencer par le Tuto 1
Comment procéder aux coupures ?
Le Tuto 2
Comment souder ?
suivra la semaine prochaine
Si vous deviez rencontrer des difficultés particulières,
il y aurait toujours moyen de se voir à Neuchâtel (Dans ce cas envoyez moi un MP)
Je reviens donc au Tuto 1


Il faudra utiliser des limes d’horloger achetées à une bourse à Auvernier (Nadelfeilen) pour ébarber les interstices après coupures

Vous voyez ci-dessus que le coupon de rail ,toujours 1 élément droit, doit être solidement maintenu
(ici un petit appareil personnel, on peut utiliser des serre-joints)

Une lamelle de la largeur entre 2 traverses est glissée entre les dites traverses :
Il s’agit de scier le rail et non les traverses conductrices du courant

Utiliser la mini-disqueuse et coupez perpendiculairement au rail
Un bon week-end du côté du Lac

Jean-Luc,
J’ai oublié de vous montrer le résultat sur mon réseau


L’ensemble est discret , n’est-ce pas ?
-La convention est d’utiliser du fil gris pour les rétro-contacts -
Vous apercevez de part et d’autre du fil les 2 coupures qui ont été scellées avec de la colle transluscide Uhu hart qui sert à la fois d’isolant et qui stabilise l’ensemble
N.B.Pour la “Souris grise” elle est en réparation chez un technicien près de Bâle . :smiley:

Bonjour,
Merci à Lyria pour les photos…
Si j’ai bien compris on coupe un rail (comme en voie C) en début et en fin de la zone à détecter. Pas de charcutage puisque les rails sont isolés en K. La difficulté consiste à relier le fil qui part vers le S88. Si la zone détectée n’excède pas 2 mètres, il ne serai pas nécessaire de réalimenter cette zone ? Ma réflexion est-elle correcte ?
Jean-Luc

Bonjour Jean-Luc
Vous avez écrit : “La difficulté consiste à relier le fil qui part vers le S88”
Voir mon Tuto 2 : La manière de procéder est indiquée précisément.
Vous avez écrit : "Si la zone détectée n’excède pas 2 mètres, il ne serait pas nécessaire de réalimenter cette zone "
Là, je pense que vous faites une réelle confusion entre l’alimentation centrale (Fil rouge = Alimentation via les picots)) et les rétro-contacts (Fil gris = Alimentation de très très faible intensité se faisant via le flanc du rail)
Il est souhaitable de réalimenter en courant traction (Fil rouge) tout son réseau et ce tous les deux mètres environ.
Cette alimentation peut s’effectuer aussi bien sur le coupon servant de rétro-contact qu’ailleurs.
En ce qui me concerne, je réalimente ailleurs ,car si l’on veut déplacer le coupon de rail allant vers le S88, autant qu’il ne soit pas lui aussi concerné par du courant traction : C’est une question de commodité tout simplement - On enlève 1 fil et non 2 .
Voir ci-dessous mon Tuto 2 pour la soudure.

Bonjour Jean –Luc,
Après une escapade ensoleillée du côté des Ponts de Martel - En train évidemment- me voilà de retour …
Revenons donc aux charmes de la Voie Märklin K

Tutoriel N° 2 : Soudure d’un fil gris sur le flanc d’un rail Märklin Voie K
La photo jointe indique le matériel nécessaire :
Un élément de voie K avec ses 2 coupures
De la pâte à souder
Du fil à souder pour l’électronique Diamètre : 1 mm
60 % de SN (étain)
Un fil gris suffisamment long dont une extrémité passera sous le réseau ; l’autre bout étant dénudé avec la pince à dénuder sur 2 à 4 mm
Un cure-dents et un coton- tige pour oreille sans oublier un peu d’eau savonneuse
10cl d’acide chlorhydrique seront largement suffisants pour effectuer une centaine de rétro-contacts.
Bien sûr un poste à souder avec une panne fine (J’avais acheté en son temps
le poste à souder Märklin N° 70910)

Comment procéder :

  1. Avec le cure-dents, déposer une demi-goutte d’HCL à équidistance des 2 coupures du rail et pas au niveau des éclisses pour pouvoir aisément retirer le rail, puis nettoyer à l’eau savonneuse (j’utilise le coton- tige) car l’HCL risquerait de corroder le rail avec le temps.
  2. Placer de la pâte à souder aussi bien sur le morceau de fil dénudé qu’à l’endroit où l’acide avait été déposé (Une tache un peu plus claire permet de distinguer l’endroit précis)
  3. Entretemps, la panne du fer à souder devra atteindre 400° C et pas moins (Avec 380 ° C ça ne marche pas !)
  4. Appliquer le fil à souder sur le fil dénudé et le mettre en contact avec le flanc du rail –Utiliser une pincette Brussel pour établir un bon contact –
  5. Le point de soudure apparaît brillant.
    La soudure est réalisée : En tirant un peu sur le fil, vous vous apercevrez
    aisément que la soudure réalisée est ultra-résistante.

Bon courage et en cas de problème ou de difficultés particulières de compréhension,
n’hésitez pas et envoyez-moi de préférence un MP (Message privé)


Bonjour,
Merci pour les infos…Je ne faisait pas de confusion entre la rétro et le courant, mais j’ai cru comprendre que certaine personne réalimentait aussi à l’intérieur des cantons et c’est ce point que je voulais vérifier.
Jean-Luc

Bonjour Jean-Luc,
Effectivement, vous pouvez réalimenter en courant votre réseau à l’intérieur des cantons ; il n’y a là aucun problème .
De toutes manières, une réalimentation s’impose tous les 1,50 m à deux mètres environ pour éviter les chutes inévitables de tension.

Bonjour,

à mon avis Jean-Luc n’a pas tort en ce qui concerne la réalimentation régulière de la “masse” : les éclisses ne sont pas de très bons passeurs de courant, et j’ai eu des rails K fondus non pas sur les contacts des picots (réalimentés très réguliérement), mais sur la “masse” non réalimentée, parce que sur l’unique alimentation en “masse” la charge était trop forte et notamment la perte par la résistance des éclisses. D’où ma vive recommandation de réalimenter les deux pôles électriques tous les 1 à 2 mètres, plutôt tous les mêtres, pour éviter tout endommagement thermique des voies.
Pour la même raison, je recommanderais de “ponter” la partie non détectante du rail tronçonné, en la reliant électriquement au rail en face porteur continu de courant. Cela améliore la prise de courant des locomotives, en plus.

Bonjour Jean- Luc,
Pour éviter tout risque de confusion en ce qui concerne l’alimentation du réseau , il faut rappeler des choses simples :

  1. Pour le courant-traction (fil rouge)
    Il faut créer, sous le réseau une boucle d’alimentation qui court sous les voies, avec 1 fil de plus grosse section de 0,75 mm carré , de 1 mm carré voire de 1,5 mm carré ( j’utilise le “Hochstromkabel” rot de Viessmann de 0,75 mm carré N° 6895 ce qui suffit pour mon réseau ) et bien sûr alimenter cette boucle avec du fil ( Märklin ou mieux “Brawa” de 0,14 mm carré vendu en rouleau de 100 mètres ) tous les 1 à 2 mètres environ ( Suivant l’accès, j’alimente en moyenne tous les 1 à 1,50 m)
  2. **Pour le courant de masse (Fil brun) ** Il faut exactement procéder de manière identique à ce qui est indiqué pour le courant traction et suivre en plus la recommandation de Wolfram "Je recommanderais de “ponter” la partie non détectante du rail tronçonné, en la reliant électriquement au rail en face porteur continu de courant"
    En clair, si le rail tronçonné s’appelle B et est situé entre les rails A et C, il faut effectuer une connexion de masse de A à C, ce qui favorisera le retour du courant sur chacun des 2 rails Märklin ce qui est une garantie de meilleur fonctionnement .
  3. Pour les rétro-contacts (Fil gris) (Ce qui était en fait, votre question initiale)
    Procédez comme je vous l’ai indiqué plus haut en soudant l’extrémité de ce fil gris sur le flanc du rail, l’autre extrémité étant reliée au S88
    Veillez à ce que le rail tronçonné ne rentre pas au contact avec l’autre rail sinon pas de rétro-contact (utilisez de la Huhu hart pour garantir l’isolation.
    J’arrête ici mon intervention, car je crois, du moins en ce qui me concerne, que tout a été dit à ce sujet.
    Bon train

Bonsoir,

La méthode donnée ne fait donc appel qu’à une détection ponctuelle qui s’opère uniquement lorsque l’essieu vient shunter la zone raccordée au S88. Donc, en cas de décrochage intempestif d’un wagon sur la zone “neutre” entre 2 coupons reliés au S88, pas de détection ?

Quel(s) avantage(s) ou inconvénient(s) y aurait-il à avoir une détection continue sur toute la longueur de chacun des cantons ?

D’avance merci pour vos réponses.

Bonjour,
Actuellement ma retro en rail C est faite par détection de présence donc un rail coupé à l’entrée du canton, tous les rails à l’intérieur “charcuté” donc isolé et un rail coupé à la sortie. La détection se fait donc sur toute la longueur du canton et un wagon décroché donnera le canton comme occupé. Mes questions concernant le rail K concernait la manière physique de récupérer l’info (soudure ou fil dans un éclisse ou contact) le rail K étant isolé la coupure à l’entrée et à la sortie du canton suffit pour la détection de présence, mais mes compétences en soudure étant limitées je m’interrogeais… Pour RTTC un contact par canton suffit mais encore faut-il relié ce contact au rail et réalimenter…
Jean-Luc

Désolé, je n’ai pas vraiment répondu à la question. De ma toute petite expérience de super néophyte, après divers essais (ils, rail pédale) donc contacts fugitifs, ce qui fonctionne le mieux avec RRTC, c’est la détection de présence. (on parle évidemment de 3 rails) Avec d’autres logiciels, je ne sais pas, j’ai fais des essais avec itrain qui ne m’a pas convenu. Mais il y a sur ce forum des spécialistes d’itrain et un pro de rocrail, ils sauront vous dire quels type de retro ils utilisent.
Jean-Luc